Archives de Tag: sportifs

Pierra Menta #3 : « La sieste ? Ce ne sera pas pour aujourd’hui ! »

Laetitia Roux, quinze fois championne du monde de ski-alpinisme, nous fait découvrir, au jour le jour, les coulisses de la mythique Pierra Menta. Encore victorieuse de l’étape d’aujourd’hui, elle raconte sa journée marathon, sur les skis et en dehors.

Crédit photo/Jocelyn Chavy

Crédit photo/Jocelyn Chavy

« Le départ de l’étape d’aujourd’hui était assez stratégique, comme souvent. Nous sommes partis en masse en direction de la première montée. L’idée est de se décrocher rapidement du peloton pour ne pas être coincés sur les parties techniques. Au départ la piste est large et damée. Tout le monde peut se frayer une place. Puis nous arrivons en zone hors pistes où il y a seulement deux traces. C’est la partie la plus technique avec des conversions et de la neige qui glisse sous le pied. Les garçons sont plus rapides sur le sprint du départ mais Lire la suite

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Pierra Menta #2 : « Au départ, mon inconscient a géré l’effort à ma place »

Pierra Ment, J1. Sous le regard du Mont-Blanc en arrière-plan. Crédit Photo/Jocelyn Chavy

Pierra Menta, J1. Sous le regard du Mont-Blanc en arrière-plan.
Crédit Photo/Jocelyn Chavy

Laetitia Roux est en lice pour un sixième titre sur la Pierra Menta, la course de ski-alpinisme la plus difficile au monde. Celle qui possède déjà quinze titres de championne du monde, nous fait partager sa compétition de l’intérieur. Vainqueur aujourd’hui de la première étape, elle évoque sa journée et sa gestion de l’alimentation sur cette course hors norme.

« En sortant de l’hôtel à 7 heures ce matin je me suis tout de suite rendue compte qu’il n’allait pas faire aussi froid qu’annoncé (ressentit à -22°C, ndlr). C’était un froid sec, beaucoup plus supportable que lorsque c’est humide. Mais froid quand même ! Mes mains l’ont tout de suite senti. Lorsque les températures sont basses, c’est toujours la partie du corps qui est, pour moi, la plus sensible. J’avais anticipé un grand froid. Sans hésiter, j’ai sorti les gros gants. « Gros » façon de parler, ce ne sont quand même pas des gants de ski alpin ! Au niveau des jambes, Lire la suite

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Coulisses de festivals

« Il y a une grosse logistique derrière ce projet », Séverine Beaudot, coordinatrice de l’événement en France.

Quand l’automne s’installe, que les feuilles colorées tombent des arbres, les fans de sports outdoors ont tendance à s’affoler. Déjà parce que c’est signe que la neige n’est plus très loin mais aussi parce que c’est la période où les festivals de films de sports sortent de leur hibernation. Escalade, ski, alpinisme, base jump, VTT, il y en a pour tous les goûts et partout. « Le début de saison approche, les gens commencent à penser à la neige et à la montagne, constate Thibaud Duchosal, organisateur du Winter Film Festival à Bourg St Maurice. Les équipes filment pendant la saison d’hiver et s’occupent de la post-production l’été. Les films sont donc prêts pour l’automne ».

Derrière ces moments riches en divertissements se cache souvent une logistique importante et Lire la suite

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Pourquoi ces sportifs ont-ils adopté le sans gluten ?

« La rice-party avant l’effort va-t-elle remplacer la traditionnelle pasta-party ? ». Marion Rouxel, diététicienne sportive pour la marque de produits énergétiques, Overstim’s se pose la question. De plus en plus de sportifs se tournent vers ce type d’alimentation. Simple effet de mode ou réel impact sur les performances sportives ? Rencontre avec des sportifs qui se sont convertis au régime sans gluten.

La championne olympique de VTT, Julie Bresset, a adopté une alimentation sans gluten il y a un an et demi.

Julie Bresset a tout gagné en VTT. Championne du monde et championne olympique, elle s’est tournée vers le sans gluten il y a un an et demi. Et ne lui parlez pas de régime :

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TDF : « Deux types de blessures chez les cyclistes »

Pendant le Tour de France, Le sport entre les lignes vous fait découvrir les coulisses d’une équipe de cyclisme (Cofidis) en rencontrant plusieurs de ses protagonistes. Cet épisode vous emmène à la rencontre du médecin de l’équipe, Jacky Maillot. Présent depuis une quinzaine d’années dans le monde du cyclisme professionnel, le docteur a rejoint l’équipe Cofidis il y a sept ans.

Jacky Maillot, médecin de l’équipe Cofidis pendant le Tour de France

« Mon travail de médecin au sein de l’équipe se décompose en plusieurs temps. En début de saison, j’effectue une batterie de tests médicaux : échocardiographie, tests à l’effort, bilan général… Il y a ensuite un suivi classique tout au long de l’année. Je me déplace sur les compétitions les plus importantes comme le Tour de France. Je suis en déplacement entre 110 et 120 jours par an. Le reste du temps, je le passe dans un cabinet libéral.

Sur le Tour mon emploi du temps très chargé.

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TDF : « La vie continue, le Tour continue »

Pendant le Tour de France, Le sport entre les lignes vous fait découvrir les coulisses d’une équipe de cyclisme (Cofidis) en rencontrant plusieurs de ses protagonistes. Pour commencer, rencontre avec Julien Simon, coureur cycliste Français, qui participe à sa quatrième grande boucle.

Julien Simon, team Cofidis

« Attaquer les Pyrénées et les étapes de montagnes, ça va faire du bien même si ça va être difficile. Ca va faire du bien pour diminuer la nervosité qui règne dans le peloton. Tous les ans il y a beaucoup de chutes sur la première semaine.

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Rois de l’évasion

Le Français Jacques Tuset et le nageur Irlandais Ned Denison, simulent des évasions de prison à la nage dans le monde entier                                                                                                                                                                                                   CP/MB

CP/MB

Le thermomètre affiche une eau à 16,4°C. Jacques Tuset, vêtu d’un simple maillot de bain, esquisse un sourire : « ça va, ce n’est pas très froid ». Alors que sur la plage du Cap d’Agde, les courageux baigneurs se font rares, Jacques, 52 ans, et son ami venu d’Ireland, Ned Denison, 56 ans, s’apprêtent à se jeter à l’eau. Tous deux, se sont lancés un défi plutôt fou : quitter, à la nage, toutes les prisons se trouvant sur une île, pour rejoindre le continent le plus proche. Lire la suite

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Biographies de sportifs

Les sportifs ont toujours fait couler beaucoup d’encre. De part leurs exploits mais pas seulement. À la fois populaires et exemplaires leurs vies inspirent le commun des mortels, toujours plus friants d’un fait divers ou d’une interview décalée que d’une simple discussion purement technico-tactique. Certaines biographies se vendent comme des petits pains. Dans les coulisses de ces pages noircies, des hommes de l’ombre s’appliquent à mettre en scène les souvenirs des plus grands sportifs de l’histoire. Selon Arnaud Ramsay*, journaliste, « il existe plusieurs types de biographies : Les autobiographies, qui sont les récits officiels des sportifs, généralement aidés par une autre personne et les biographies rédigées par un tiers, sans y avoir été autorisées par le sportif. Il s’agit alors d’une enquête ou d’un récit littéraire librement inspiré du personnage public. » Arnaud Ramsay a déjà officié dans les deux catégories. Porte plume de Youri Djorkaeff, Bixente Lizarazu ou encore Nicolas Anelka, il a aussi enquêté sur David Douillet ou Laurent Blanc. Dans ces derniers cas, son travail de biographe est purement journalistique. Pendant des mois, des années, il enquête sur une personnalité. « Le travail est long et fastidieux. Je liste entre 50 et 80 personnes de l’entourage de la personnalité sur laquelle je travaille et je les contacte un par un. » Certains répondent, d’autres pas. Ce sont souvent des livres révélations, des livres qui ne flattent pas l’égo des protagonistes…au contraire.

D’un autre côté, « être le « nègre » d’une personnalité demande aussi beaucoup de temps. Cela dépasse la simple interview et le cadre de la relation journaliste/sportif. Il faut réussir à instaurer une relation de confiance.» Une trentaine d’heure d’entretien, des rendez-vous, des déjeuners. Autant de moments nécessaires pour saisir les subtilités de chaque sportif. Comprendre leurs forces et leurs faiblesses, les humaniser. « Ce travail d’écriture est assez spécifique. C’est comme si on se dédoublait. Il faut se mettre au service de l’athlète, comprendre son raisonnement. Retranscrire son langage, sa personnalité. Trouver le bon équilibre pour garder une méthodologie dans l’écriture, tout en ne dénaturant pas son récit. » Le travail est colossal mais, selon le journaliste, passionnant : « Il y a un certain plaisir narcissique dans cette activité. C’est agréable de rencontrer, de discuter et de passer du temps avec eux. En tant que journaliste, nous avons de moins en moins le temps de rencontrer des sportifs. Là, au fil des entretiens, une vraie relation s’instaure. » Au fur et à mesure que les chapitres se construisent, les échanges par mails s’intensifient. Un vrai ping pong numérique avant que la célébrité ne valide le projet. Une fois publié, le sportif joue le premier rôle en terme de promotion de l’ouvrage.

Dans les deux cas, à travers les biographies, le grand public découvre l’intimité des sportifs de haut niveau. Des hauts, des bas, des pleurs, de la joie. Et si finalement ils n’étaient pas si différents les grands champions ?

Méryll Boulangeat @Meryll_B

*Propos recueillis lors de la conférence de presse Sportext d’Annecy

Si vous avez aimé, Le sport entre les lignes vous conseille : À chaque sport ses habitudes alimentaires et Rêves de marins, un article sur le sommeil des marins en mer

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Dans le peloton : « j’ai appris des gros mots dans différentes langues » !

Dans le peloton, il y a deux moments à distinguer. Les moments de calmes et les moments où la course prend forme, s’accélèrent. Pendant les moments calmes, tout le monde se dit bonjour, les coureurs en oublient presque qu’ils sont en compétition. Sur leurs vélos, ils échangent, ils discutent et ils rient. « Quand on navigue dans le peloton, on trouve toujours quelqu’un à qui parler, se souvient Yannick Talabardon qui a couru le tour de France en 2011. Pas forcément de vélo. De tout, de rien, de la vie privée. » Le peloton peut aussi être l’occasion, aussi surprenant soit-il, de faire des rencontres. « On a le temps de discuter, de sympathiser avec d’autres cyclistes, raconte Yannick. Je me souviens pendant le Tour de Turquie, j’avais rencontré et discuté trois quarts d’heure avec Warren Barguil. C’est le côté sympa du peloton ».

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Et puis vient le moment où la course prend le dessus. Le rythme s’accélère, la cadence augmente. Plus rapides, plus serrés, plus stressés, la tension est palpable. Plus question de papillonner pour les cyclistes. Les équipes se recomposent. Yannick explique : « il faut essayer de rester toujours en équipe, autour des leaders. C’est super compliqué d’être entourés et de rester soudés quand ça joue des coudes ».

L’objectif pour tous les cyclistes : être devant. Un gage de sécurité afin d’éviter les chutes qui arrivent plus fréquemment à l’arrière du peloton, surtout dans les zones étroites. Ces moments de bagarre sont aussi l’occasion pour les cyclistes de perfectionner l’apprentissage de langues étrangères : « dans ces moments-là, ça s’insulte pas mal, sourit Yannick. J’ai pu apprendre différents gros mots dans différentes langues comme l’italien, le russe ou le flamand. »

En plus de faire attention à leur place, les cyclistes sont conscients des coureurs qui gravitent autour d’eux. « Quand il y a des gros leaders à côté, tu fais attention. Quand il y a Froome ou Contador, tu les laisses passer si tu estimes que ce n’est pas un moment crucial de ta course. » Ainsi, Yannick se rappelle de son premier Dauphiné Libéré en 2003 : « C’était l’époque Armstrong. Tout le monde le craignait. J’étais à côté de lui. A cause d’un bidon roulant sur la chaussée il a chuté. J’en suis venu à me demander si c’était de ma faute. J’en tremblais. Il s’est avéré que je n’y étais pour rien. Si il était tombé à cause de moi, ça aurait été le drame, un incident qui aurait pu ruiner ma carrière. Il faut toujours faire attention aux mecs qui jouent la gagne.

Le Tour de France est avant tout une aventure sportive. Mais derrière le caractère sportif, se cache une aventure humaine pour tous les cyclistes qui prennent le départ. Pendant trois semaines, il y a une vraie vie dans le peloton à la fois si proche et si loin des caméras.

Méryll Boulangeat

 

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TDF : « Nous continuons d’y croire » Le carnet de route de Cyril Lemoine : #épisode 8

Cyril Lemoine est cycliste professionnel depuis 2003. Il participe à son quatrième Tour de France avec l’équipe Cofidis. Pendant les trois semaines que dure l’événement, Cyril nous fait partager SON Tour de France. L’occasion de découvrir la grande boucle d’un angle différent à travers un coureur sympathique et disponible.

Mercredi 23 juillet, dix-septième étape

«  Encore une étape pas facile…Mais j’y suis arrivé ! Tout le monde commence à en avoir un peu marre. On sens que les organismes sont fatigués. L’étape d’hier nous a bien marqués.  L’échappée du jour est partie très tôt : au bout de 10 kilomètres c’était réglé. C’est un signe. C’est difficile de s’accrocher et ceux qui se sont le mieux préservés hier arrivent à décrocher le reste des coureurs rapidement.

Je suis resté dans le peloton. Ce n’était pas de tout repos, la pression était forte car l’équipe Katusha voulait absolument rejoindre l’échappée pour placer, Rodriguez, leur meilleur grimpeur, avant le premier col. Nous avons rouler à 50 km/h jusqu’au col. Après, j’ai aidé les grimpeurs de l’équipe à bien se placer. C’était usant. Bien que j’ai réussi à faire le premier col dans le peloton, je me suis ensuite retrouvé dans un groupe d’une trentaine de personnes avec un objectif commun : finir dans les délais.

Demain c’est rebelote avec plusieurs côtes, le col du Tourmalet et la montée du Hautacam en guise de dessert !

Le Tourmalet est un col mythique mais il ne me fait pas plus peur que ça. Je l’aime bien. Pour l’avoir fait plusieurs fois, je trouve qu’il monte bien. Moralement, je me console en me disant que nous l’attaquons par le côté que je préfère : par La Mongie. L’autre côté me plait moins et me paraît plus difficile.

C’est la dernière grosse étape de montagne. L’objectif pour moi va être de suivre au maximum tout en me préservant pour les étapes à venir. Je pense notamment à l’étape d’après-demain qui peut me convenir.

Gagner une étape

On sent que c’est la fin du Tour. Plusieurs équipes, comme nous, n’ont pas encore gagné d’étapes. C’est notre objectif et les occasions de le réaliser s’amenuisent de jours en jours. Mais nous continuons d’y croire.

A quelques jours de la fin, je peux dire que ce Tour est quand même costaud. Même si tous les Tour sont difficiles, la particularité de cette année est que nous avons commencé dès les premiers jours par des étapes pas faciles avec l’Angleterre, ces parcours accidentés et ces petits dénivelés.

Le soir, dans le bus, on est rincé. Le calme prend le dessus sur le reste. Nos petites habitudes commencent à prendre le dessus. Une fois les vélos rangés, nous essayons d’optimiser chaque moment pour être le plus rapidement possible au lit. Tout d’abord le massage. Il y a un kiné pour deux coureurs. Toujours le même kiné. Il connaît nos petites manies et nos petites habitudes. C’est aussi une question d’affinités. Ensuite le repas. Nous mangeons à la suite les uns des autres. Et puis nous regagnons la chambre. Je fais quelques étirements pour diminuer mes tensions dorsales avant de regarder la télé pour me changer les idées. Quelques mots échangés avec mon collègue de chambre (toujours le même) et il est l’heure de dormir. Récupérer, recharger les batteries avant d’attaquer le mythique Tourmalet…entre autres. »

Propos recueillis par Méryll Boulangeat @Meryll_B

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