Archives de Tag: sport

Une usine à la montagne

CP/MB

La voiture semble avoir roulé des heures dans le blanc Tyrol autrichien avant d’apercevoir le petit village de Mittersil. Depuis la route qui descend du col, le typique bourg d’environ 6 000 personnes, niché en fond de vallée, se distingue par son imposant clocher. Non loin de ce dernier trône un bâtiment tout aussi imposant : l’usine du groupe Tecnica. C’est dans cet édifice blanc, au fin fond des montagnes autrichiennes, que les skis Blizzards sont fabriqués depuis 1945. Conçus par Toni Arnsteiner, dans la petite menuiserie qui accueille désormais Lire la suite

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Fitness géant à l’Olympia

 

Pour la première fois, la mythique salle de spectacle parisienne a été le théâtre d’un cours de fitness XXL. CP/MB

C’est un vrai show !
CP/MB

Un batteur, un animateur déchaîné, des jeux de sons et lumières, la salle de l’Olympia : il n’en fallait pas moins pour rendre hystériques les 1200 participants du cours de fitness XXL donné à Paris dimanche dernier. Par Méryll Boulangeat, à l’Olympia (Paris).

Il est à peine 9 heures passées, en ce dimanche matin, quand les trottoirs du boulevard de la Madeleine, dans le neuvième arrondissement de Paris, s’activent. Une longue file d’attente se crée aux abords du magasin de l’enseigne sportive Reebook de la capitale.

Une particularité attire le regard des curieux Lire la suite

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Biographies de sportifs

Les sportifs ont toujours fait couler beaucoup d’encre. De part leurs exploits mais pas seulement. À la fois populaires et exemplaires leurs vies inspirent le commun des mortels, toujours plus friants d’un fait divers ou d’une interview décalée que d’une simple discussion purement technico-tactique. Certaines biographies se vendent comme des petits pains. Dans les coulisses de ces pages noircies, des hommes de l’ombre s’appliquent à mettre en scène les souvenirs des plus grands sportifs de l’histoire. Selon Arnaud Ramsay*, journaliste, « il existe plusieurs types de biographies : Les autobiographies, qui sont les récits officiels des sportifs, généralement aidés par une autre personne et les biographies rédigées par un tiers, sans y avoir été autorisées par le sportif. Il s’agit alors d’une enquête ou d’un récit littéraire librement inspiré du personnage public. » Arnaud Ramsay a déjà officié dans les deux catégories. Porte plume de Youri Djorkaeff, Bixente Lizarazu ou encore Nicolas Anelka, il a aussi enquêté sur David Douillet ou Laurent Blanc. Dans ces derniers cas, son travail de biographe est purement journalistique. Pendant des mois, des années, il enquête sur une personnalité. « Le travail est long et fastidieux. Je liste entre 50 et 80 personnes de l’entourage de la personnalité sur laquelle je travaille et je les contacte un par un. » Certains répondent, d’autres pas. Ce sont souvent des livres révélations, des livres qui ne flattent pas l’égo des protagonistes…au contraire.

D’un autre côté, « être le « nègre » d’une personnalité demande aussi beaucoup de temps. Cela dépasse la simple interview et le cadre de la relation journaliste/sportif. Il faut réussir à instaurer une relation de confiance.» Une trentaine d’heure d’entretien, des rendez-vous, des déjeuners. Autant de moments nécessaires pour saisir les subtilités de chaque sportif. Comprendre leurs forces et leurs faiblesses, les humaniser. « Ce travail d’écriture est assez spécifique. C’est comme si on se dédoublait. Il faut se mettre au service de l’athlète, comprendre son raisonnement. Retranscrire son langage, sa personnalité. Trouver le bon équilibre pour garder une méthodologie dans l’écriture, tout en ne dénaturant pas son récit. » Le travail est colossal mais, selon le journaliste, passionnant : « Il y a un certain plaisir narcissique dans cette activité. C’est agréable de rencontrer, de discuter et de passer du temps avec eux. En tant que journaliste, nous avons de moins en moins le temps de rencontrer des sportifs. Là, au fil des entretiens, une vraie relation s’instaure. » Au fur et à mesure que les chapitres se construisent, les échanges par mails s’intensifient. Un vrai ping pong numérique avant que la célébrité ne valide le projet. Une fois publié, le sportif joue le premier rôle en terme de promotion de l’ouvrage.

Dans les deux cas, à travers les biographies, le grand public découvre l’intimité des sportifs de haut niveau. Des hauts, des bas, des pleurs, de la joie. Et si finalement ils n’étaient pas si différents les grands champions ?

Méryll Boulangeat @Meryll_B

*Propos recueillis lors de la conférence de presse Sportext d’Annecy

Si vous avez aimé, Le sport entre les lignes vous conseille : À chaque sport ses habitudes alimentaires et Rêves de marins, un article sur le sommeil des marins en mer

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Bienvenue dans le futur

Tout commence dans une salle noire, très noire. Petit à petit, au rythme des corps qui s’étirent, de somptueux paysages défilent. Les rares chanceux présents sont invités au voyage. De la sérénité d’un levé de soleil sur une plage paradisiaque, eau turquoise et sable fin, ils passent à un panorama saisissant au coeur des montagnes…Le tout en faisant du yoga. Tel est le nouveau concept de fitness proposé par la célèbre marque LesMills, « The Project, Immersive Fitness™ ». Faire du sport et se dépenser dans une salle en ajoutant du piment à l’exercice : un écran de 180° diffusant des images et de la musique qui transportent les participants dans une autre dimension.

Crédit Photo/Reebook LesMills

Crédit Photo/Reebook LesMills

« L’Immersive Fitness™ réinvente la façon de penser l’exercice physique, décrit Les Jnr Mills, directeur du programme. Quand vous faites un pas dans le studio de l’Immersive Fitness™ vous entrez dans un nouveau monde. Un lieu où le temps s’arrête, où vous pouvez donner le meilleur de vous-même. Vous êtes transportés dans une nouvelle zone, un nouvel état d’esprit. Vous pouvez atteindre un pic de performance incroyable en terme de concentration et d’accomplissement personnel. »

Depuis 2013 l’idée d’ajouter une dimension visuelle à l’exercice physique germe dans les têtes de Les Jnr Mills et de son ami Adam Lazarus. Inspirés par des festivals de musique proposant des expériences immersives puis par des concerts de stars mondiales comme Beyoncé ou Kanye West, ils imaginent, créent, testent et développent le concept.

Un concept simple. Le cours de sport se transforme en aventure. Ainsi, totalement plongés dans le noir, les sportifs ont l’impression d’être seuls face à des ennemis à frapper, des lignes vertes à sauter, des côtes à gravir, des vaisseaux spatiaux à détruire, des formes à créer.

Le cours de RPM plonge les participants dans un univers de jeu vidéo. Crédit Photo/Reebook LesMills

Le cours de RPM plonge les participants dans un univers de jeu vidéo.
Crédit Photo/Reebook LesMills

Crédit Photo/Reebook LesMills

Les participants sont guidés par des formes. Crédit Photo/Reebook LesMills

L’espace d’un week-end, les curieux pouvaient découvrir, sur les bords de Seine parisiens, le fitness du futur. «  C’est comme un simulateur, se réjouissait Hermine Prunier qui a eu la chance de tester le dispositif. On se prend très vite au jeu. En général, je n’apprécie pas les cours de RPM (programme de cyclisme en salle, ndlr). Mais avec ce dispositif, il y a un côté très ludique. J’ai été étonnée dans les descentes, j’avais vraiment l’impression de sentir mon estomac remonter. Mon coup de cœur reste le BodyBalance (cours mêlant étirements et relaxation, ndlr). Les paysages étaient extraordinaires. C’est hyper relaxant, on déconnecte vraiment.»

Balade dans les montagnes de Nouvelle-Zélandepour le cours de BodyBalance. Crédit Photo/Reebook LesMills

Balade dans les montagnes de Nouvelle-Zélandepour le cours de BodyBalance.
Crédit Photo/Reebook LesMills

Les studios "The project, Immersive Fitness" sur les bords de la seine à Paris. Crédit Photo/Reebook LesMills

Les studios « The project, Immersive Fitness » sur les bords de la seine à Paris.
Crédit Photo/Reebook LesMills

Pour arriver à un tel résultat, le dispositif est impressionnant : « « The project » a lieu dans un studio spécialement conçu et équipé de technologies de pointe en terme de projection vidéo et de son, explique le petit-fils du créateur de LesMills. Avec un coût d’environ cent mille dollars par studio, le dispositif est difficilement reproductible à la maison. »

Après une présentation dans les villes du monde entier, le premier centre de fitness interactif devrait voir le jour fin novembre en Nouvelle-Zélande, à Auckland. D’ici là, Les Jnr Mills et Adam Lazarus continuent d’identifier les limites imposées par le sport pour pouvoir les repousser toujours plus loin : « Nous avons pour mission de créer une planète plus saine et chaque jour, nous explorons les idées qui aideront un peu plus les gens à aimer le fitness ».

Méryll Boulangeat @Meryll_b

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Chaise de luxe à Roland Garros

Roland Garros 2014 Crédit photo : Sam Gillet

Roland Garros 2014
Crédit photo : Sam Gillet

 

11h22. Roland Garros, pendant les internationaux de France. Manuel Absolu, muni de son accréditation, dépasse la longue file de spectateurs massés devant l’entrée pour se faufiler dans l’enceinte sportive. Les terrains couleur sable de la capitale sont au cœur de l’actualité mondiale pendant deux semaines. Manuel Absolu, lui, est au cœur de l’événement : il est arbitre. A 22 ans il sillonne le monde, de chaises en chaises. Depuis cinq ans, son périple fait étape à Paris. « A l’approche de Roland Garros, je suis super excité. C’est une chance pour moi de pouvoir y participer. Je dors chez moi et le matin quand je me lève c’est pour aller arbitrer des matchs de Roland Garros. » La suite de l’article sur l’arbitre de Roland Garros ici

 

Manuel Absolu, arbitre à Roland Garros Crédit photo : Méryll Boulangeat

Manuel Absolu, arbitre à Roland Garros
Crédit photo : Méryll Boulangeat

 

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Vague verte à Paris

Marathon de Paris 2014

Marathon de Paris 2014

Sur les Champs-Elysées, en ce début d’après-midi, des hommes et des femmes vêtus de ponchos verts, se mêlent aux promeneurs du dimanche. A droite, à gauche, devant, derrière, ils sont partout, à l’image d’une tribu.  La plupart d’entre eux boitent, grimacent. Ils vont dans des directions différentes. Plus tard, ils s’engouffreront dans des bouches de métro pour en ressortir aux quatre coins de Paris. Pour comprendre ce phénomène, il faut les observer un moment pour finir par voir qu’ils arrivent tous du même endroit. En approchant de l’avenue Foch, les hommes et les femmes en vert se font de plus en plus nombreux. On peut lire sur leur coupe-vent : « Marathon de Paris ». Le mystère est levé.

Les hommes en verts sur les Champs-Élysées

Vague verte sur les Champs-Élysées

Ils étaient 42 000 coureurs à prendre le départ de la 38ème édition. 42, 195 kilomètres de course à pied à travers la capitale française. Cette aventure est l’occasion pour certains coureurs d’afficher (via un tee-shirt, une pancarte ou un autocollant) leur soutient à une cause (combat contre le cancer, leucémie, maladies cardiovasculaires…). D’autres, comme Bruno, défendent une cause plus personnelle. Les 42 kilomètres, il les a couru avec une pancarte adressée à sa bien-aimée : « Sandra je t’aime. Epouse-moi ! ». Le caractère sportif n’était pas suffisant pour certains, ils ont ajouté du piment à leur performance. Ainsi, il a fallu 6 h 32 à un rhinocéros pour arriver au bout du parcours. Sur sa route, il a croisé, entre autres : Un Superman, une grosse tasse à café et un Super Mario. Difficile, en effet, de se retrouver seul pendant la course. Il y a des sportifs partout, comme si le peloton était infini. Du monde, des routes barrées, des supporters massés sur les bas-côtés mais aussi de la musique. Les groupes, les troupes et les artistes se succèdent. Les coureurs passent d’un univers musical à un autre. Djembé, trompette, guitare, tambours.  Les pas se succèdent, les rythmes aussi.

Groupe de musiciens dans le bois de Vincennes

Groupe de musiciens dans le bois de Vincennes

Des musiciens dans les rues parisiennes

Des musiciens dans les rues parisiennes

Quand l’effort se fait difficile, la musique ne suffit plus à apaiser les corps fatigués. C’est là qu’interviennent les stands de ravitaillement. Dispersés le long du parcours, de généreux bénévoles offrent bananes, oranges et bouteilles d’eau aux sportifs transpirants. Des mets qu’ils ont préparés : Couper les bananes, diviser les oranges en quartiers, déboucher les bouteilles. Depuis 6 h 30 du matin, ils sont au garde-à-vous, prêt à distribuer les victuailles. L’estomac rassasié et les corps réhydratés, les coureurs jettent leurs déchets dans des grosses poubelles, transformées en cibles pour l’occasion, sur lesquels on peut lire « Je cours, je bois, je trie ». Plusieurs fois dans la journée, un camion benne passe les vider. Lorsque ces grosses poubelles sont manquantes, les coureurs laissent tomber leurs bouteilles vides par terre. Une nouvelle mélodie se mêle alors à la fête : Celle des pas écrasant les bouteilles en plastiques.

Les bénévoles pendant le ravitaillement

Les bénévoles pendant le ravitaillement

Container sur le bord de la route pour jeter les bouteilles vides

Une « poubelle-cible » sur le bord de la route pour jeter les bouteilles vides

Les coureurs au milieu des bouteilles en plastique vides

Les coureurs au milieu des bouteilles en plastique vides

Les spectateurs sont massés le long du parcours. Perchée sur les bords de la Seine, une jeune femme d’une trentaine d’année encourage les sportifs en contre bas: « allez les gars, vous êtes des stars ! ». Pancartes et banderoles en main, les supporters sont venus nombreux soutenir leurs proches. Un slogan résonne en boucle : « allez papa ! ».

 

les supporters encouragent les coureurs en contre-bas

les supporters encouragent les coureurs en contre-bas

Un supporter

Un supporter

Un pompier utilise les grands moyens pour rafraîchir les participants

Les kilomètres avancent, la fatigue se fait sentir. Sur le bord de la route des compétiteurs se sont arrêtés. Ils s’étirent ou se mettent de l’eau sur les articulations douloureuses. Quelques kilomètres plus tard, ils sont allongés, seuls ou accompagnés du SAMU. Ils évaluent les possibilités de continuer la course, d’atteindre leur objectif. Puis l’arrivée se distingue, les cris, les bruits sont plus intense. La ligne franchie, les hommes et les femmes reçoivent une médaille et un poncho…vert ! Dans l’aire d’arrivée, embrassades et félicitations. Difficile de distinguer qui des proches ou des coureurs sont les plus fiers !

Les pompom girl accueillent les marathoniens à l'arrivée

Les pompom girl accueillent les marathoniens à l’arrivée

Sur les berges de la Seine

Sur les berges de la Seine

Les supporters encouragent les coureurs qui passent sous le pont

Les supporters encouragent les coureurs qui passent sous le pont

 

Méryll Boulangeat

@Meryll_B

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