Archives de Tag: natation

Rois de l’évasion

Le Français Jacques Tuset et le nageur Irlandais Ned Denison, simulent des évasions de prison à la nage dans le monde entier                                                                                                                                                                                                   CP/MB

CP/MB

Le thermomètre affiche une eau à 16,4°C. Jacques Tuset, vêtu d’un simple maillot de bain, esquisse un sourire : « ça va, ce n’est pas très froid ». Alors que sur la plage du Cap d’Agde, les courageux baigneurs se font rares, Jacques, 52 ans, et son ami venu d’Ireland, Ned Denison, 56 ans, s’apprêtent à se jeter à l’eau. Tous deux, se sont lancés un défi plutôt fou : quitter, à la nage, toutes les prisons se trouvant sur une île, pour rejoindre le continent le plus proche. Lire la suite

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« Ça griffe, ça pince, ça mord, ça pousse »

Léa Bachelier, membre de l’équipe de France de water-polo, licenciée à Nancy CP/LPWP

Léa Bachelier a 21 ans. Un âge où elle n’est pas encore obligée de choisir entre son sport et sa vie professionnelle. Pourtant, une fois son master de sociologie en poche, il faudra qu’elle se pose cette ultime question : « Est-ce que je peux continuer le water-polo ? ». Une question que toutes les Françaises qui pratiquent ce sport finissent par se poser un jour. Le jour où elles ont terminé leurs études et qu’elle doivent gagner leur vie. Lire la suite

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Margaux Chrétien (Natation Synchronisée) : Dans mon sac de sport #4

Vous allez découvrir au fil du temps une série de photographies qui mettent en lumière les espoirs français de Rio sous un angle…différent ! Les sportifs se mettent à nu en nous dévoilant l’intérieur de leur sac de sport. Objet banal en soi, son contenu peut révéler bien des surprises sur son ou sa propriétaire, en fonction de sa discipline et de sa personnalité. Dans la construction de sa performance, l’athlète a un rituel de préparation qui lui est propre. Les objets, font partie intégrante de ce rituel. Des petits trésors, des petites histoires qui, pour la première fois, sont partagés.

A 21 ans, Margaux Chrétien forme, avec Laura Augé, l’unique duo qui représentera la France lors de la dernière étape de Coupe du monde de natation synchronisée, samedi, à Québec (Canada). L’occasion rêvée pour découvrir les coulisses de la préparation de ces athlètes aussi aquatiques que gracieux. Le côté esthétique de la discipline joue un rôle important dans la décision des juges. Les sacs de sport des sportifs sont donc remplis de petits trésors féminins que Margaux a bien voulu partager…

 

Dans le sac de sport de Margaux Chrétien : bonnets de bain, lunettes de piscine, pince-nez, maillot à paillettes, barrettes, gélatine alimentaire, mascara waterproof, rouge à lèvres waterproof, ombres à paupières waterproof, coiffe.                                              Crédit Photo/Emmelieke Odul

Dans le sac de sport de Margaux Chrétien : Bonnets de bain, lunettes de piscine, pince-nez, maillot à paillettes, barrettes, gélatine alimentaire, mascara waterproof, rouge à lèvres waterproof, ombres à paupières waterproof, coiffe.                                        Crédit Photo/Emmelieke Odul

 

« Le bonnet de bain et les lunettes de piscine sont des accessoires de confort pour les entraînements, interdits en compétition. Un moyen de privilégier le côté artistique de la discipline. Pour les lunettes, certaines filles peuvent obtenir la dérogation d’un médecin si elles ont des problèmes de vue. Tenir les quatre minutes du ballet les yeux ouverts n’est pas compliqué, nous n’y pensons même pas. Pendant les entraînements, alors que nous devons enchaîner et répéter les exercices, c’est plus douloureux, ça pique.

Par contre, le pince-nez est indispensable, il est difficile de s’en passer. Si nous l’oublions, l’eau rentre dans les narines quand nous avons la tête en bas, nous pouvons nous noyer. Pendant la représentation il arrive qu’on le perdre en nous donnant des coups. Nous sommes prévoyantes et nous en avons toujours un deuxième, voir un troisième dans la bretelle de notre maillot de bain.

Le maillot à paillette, c’est notre costume. La dame qui les fabrique est Française, elle fait aussi des justaucorps pour les gymnastes. Nous en avons un par thème. Pour le maquillage, chaque maillot a sa panoplie adaptée. Tout est waterproof, même le démaquillant.

La coiffe aussi est assortie au maillot. La confection du chignon est une étape à part entière de la préparation. En plus des pinces, nous étalons sur les cheveux une pâte à base d’eau bouillante et de gélatine alimentaire. Cela permet de fixer les cheveux pour que les mèches rebelles ne viennent pas troubler notre ballet. L’odeur n’est pas très agréable, la préparation est gluante et à tendance à coller. Mais nous finissons par nous y habituer.

Je mets une heure pour me maquiller et me coiffer. Cette étape fait monter le stress, c’est le moment où je sens que la compétition est proche. J’ai la boule au ventre.Le ballet peut débuter. »

Propos recueillis par Méryll Boulangeat @Meryll_B

Photos : Emmelieke Odul

Facebook, Le sport entre les lignes

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Simon Casse (Pentathlon) : Dans mon sac de sport #1

Vous allez découvrir au fil du temps une série de photographies qui mettent en lumière les espoirs français de Rio sous un angle…différent ! Les sportifs se mettent à nu en nous dévoilant l’intérieur de leur sac de sport. Objet banal en soi, son contenu peut révéler bien des surprises sur son ou sa propriétaire, en fonction de sa discipline et de sa personnalité. Dans la construction de sa performance, l’athlète a un rituel de préparation qui lui est propre. Les objets, font partie intégrante de ce rituel. Des petits trésors, des petites histoires qui pour la première fois sont partagés.

Simon Casse, 22 ans, est pentathlète et membre de l’équipe de France. Aujourd’hui, il dispute, à Varsovie (Pologne), sa première finale de Championnats du Monde. Pour « Le sport entre les lignes », il a ouvert son sac de sport. Un petit bout d’intimité dévoilée.

Le sac de Simon Casse : pistolet dans son étui avec tournevis et cahier d’entraînement, masque, lunettes de piscine, cravate, épée, chevillière, pâtes de fruits, chaussures d’escrime ».                                                                                                        Crédit photo : Emmelieke Odul

« Ma cravate ? Je l’ai depuis que j’ai 10 ans lorsque j’ai commencé les concours d’équitation. Dessus, il y a un élastique. C’était pour me faciliter la tâche quand j’étais petit. Je perdais trop de temps à faire mon nœud de cravate. Aujourd’hui j’ai grandi mais je l’utilise toujours! Je dois être le seul pentathlète avec ce système.

Parmi tous ces objets, il y en a un plus petit que les autres mais tout aussi important : mon tournevis. Il me sert pour changer la tête de pointe (le bout de l’épée, ndlr)  quand elle est usée. C’est ce qui me permet de valider une touche. Un signal lumineux est envoyé aux juges lorsqu’il y a contact avec l’adversaire. Mes lames ont une durée de vie de trois mois environ. Elles se tordent et se cassent.

Dans mon sac, je trimbale aussi tout le temps mon cahier d’entraînement. Dedans, je note des mots clés et les corrections de mes entraîneurs. J’y inscris les séances qui se sont bien passées et les entraînements loupés. Avant la compétition, je relis quelques passages pour me souvenir et reproduire les bons gestes.

Autre objet qui me suivra sûrement toute ma carrière : mon pistolet laser. Les batteries se rechargent un peu comme un ordinateur à l’aide de ce qui se rapproche plus ou moins à un câble USB.

Je prends aussi ma chevillère. L’année dernière, je me suis fait une rupture du ligament intérieur de la cheville droite. Depuis, je garde toujours mon attelle dans mon sac… Au cas où.

Tout ce matériel, lourd et encombrant, n’est pas évident à transporter. Quand nous prenons l’avion, il faut bien calculer pour ne pas avoir d’excédent de voyage. Un vrai casse-tête!  »

Propos recueillis par Méryll Boulangeat @Meryll_B

Photo : Emmelieke Odul @EmmeOdul

 

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Ballet aquatique

Toutes les lignes d’eau de la piscine ont été supprimées. La piscine regorge d’énergie et de légèreté. Dans l’eau se cachent des nageurs venus du monde entier. Leur spécialité : la natation synchronisée. La ville de Montreuil (93) a accueilli, pour la quatrième année consécutive, « l’Open Make up for ever ». Une compétition qui commence à avoir sa petite renommée et qui attire les meilleurs nageurs de la planète. Européens, Asiatiques, Américains…Presque tous les continents étaient représentés.

Dans la piscine, tout le monde s’entraîne en même temps. Le bassin est en ébullition : jambes en l’air, pirouettes, éclaboussures…La scène est pittoresque : comme des acrobates ou des artistes, les nageurs répètent leur gamme. Une fois leur « numéro » terminé, ils lèvent la tête et se tournent vers les entraîneurs. Restés sur le bord de la piscine ceux-ci scrutent les moindres mouvements de leurs poulains. Ils regardent, n’en loupent pas une miette. Et puis ils donnent des conseils à leurs nageurs. Les instructions sont avant tout des codes, des mouvements. Ils gesticulent sur le bord de la piscine. Les mains, les bras, les corps : tout est expressif. Les nageurs décodent attentivement les signaux. Un langage spécifique, incompréhensible du public et pourtant tellement clair et précis pour les sportifs aquatiques.

Derniers conseils des entraîneurs

Derniers conseils des entraîneurs

Les entraînements terminés, les nageurs -majoritairement des nageuses- se préparent pour la représentation. Il faut se mettre sur son 31. Etre beau, être belle. Première étape : troquer son maillot de bain d’échauffement contre son habit de lumière, un maillot de bain à paillettes, exclusivement réservé aux compétitions et aux galas.

Dos aux tribunes, certaines filles n’hésitent pas à se dénuder, une serviette de bain comme seule protection des regards indiscrets du public. Une formalité pour ces nageuses qui passent leur temps en maillot de bain. D’autres se font plus discrètes, dans la zone réservée aux compétiteurs, à l’abri des spectateurs.

Deuxième étape : le maquillage. Les filles de l’équipe de France ont leurs propres maquilleuses pour l’événement. Un luxe, puisque la plupart du temps, elles se maquillent seules ou entre elles, dans les vestiaires. A Montreuil, toutes les équipes n’ont pas ce privilège. Certaines peaufinent leurs maquillages dans les toilettes publiques parmi les spectateurs incrédules.

Et pour finir : la coiffure. Les nageurs et les nageuses utilisent de la gélatine pour faire tenir leurs cheveux et ne pas être gênés pendant leur ballet.

Pendant ce temps, deux agents de sécurité tournent autour de la piscine. Le pull en laine de celui qui surveille les bassins contraste avec les tenues légères des nageuses.

Les juges arrivent. Ils sont quinze. Cinq jugent l’impression générale, cinq l’exécution et les cinq derniers se concentrent sur la difficulté. La compétition est lancée. Les nageurs vont évoluer sur la musique et le thème qu’ils ont choisis. Contrairement à une majorité d’autres sports, les filles et les garçons concourent dans la même catégorie. Dans les gradins, les regards sont tournés vers la piscine. Des drapeaux bleu, blanc, rouge virevoltent de toutes parts. Le public, plutôt féminin, marie à merveille connaisseurs et néophytes.

Les premiers nageurs arrivent… Les spectateurs retiennent leur souffle, la compétition est lancée… Place à la grâce, la magie et la légèreté…au plus grand bonheur des petites filles et des autres !

L'équipe de france de natation synchronisée

L’équipe mexicaine de natation synchronisée

Méryll Boulangeat

@Meryll_B

Crédit photos : Emmelieke Odul

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Ballet aquatique

Toutes les lignes d’eau de la piscine ont été supprimées. La piscine regorge d’énergie et de légèreté. Dans l’eau se cachent des nageurs venus du monde entier. Leur spécialité : la natation synchronisée. La ville de Montreuil (93) a accueilli, pour la quatrième année consécutive, « l’Open Make up for ever ». Une compétition qui commence à avoir sa petite renommée et qui attire les meilleurs nageurs de la planète. Européens, Asiatiques, Américains…Presque tous les continents étaient représentés.

Dans la piscine, tout le monde s’entraîne en même temps. Le bassin est en ébullition : jambes en l’air, pirouettes, éclaboussures…La scène est pittoresque : comme des acrobates ou des artistes, les nageurs répètent leur gamme. Une fois leur « numéro » terminé, ils lèvent la tête et se tournent vers les entraîneurs. Restés sur le bord de la piscine ceux-ci scrutent les moindres mouvements de leurs poulains. Ils regardent, n’en loupent pas une miette. Et puis ils donnent des conseils à leurs nageurs. Les instructions sont avant tout des codes, des mouvements. Ils gesticulent sur le bord de la piscine. Les mains, les bras, les corps : tout est expressif. Les nageurs décodent attentivement les signaux. Un langage spécifique, incompréhensible du public et pourtant tellement clair et précis pour les sportifs aquatiques.

Derniers conseils des entraîneurs

Derniers conseils des entraîneurs

Les entraînements terminés, les nageurs -majoritairement des nageuses- se préparent pour la représentation. Il faut se mettre sur son 31. Etre beau, être belle. Première étape : troquer son maillot de bain d’échauffement contre son habit de lumière, un maillot de bain à paillettes, exclusivement réservé aux compétitions et aux galas.

Dos aux tribunes, certaines filles n’hésitent pas à se dénuder, une serviette de bain comme seule protection des regards indiscrets du public. Une formalité pour ces nageuses qui passent leur temps en maillot de bain. D’autres se font plus discrètes, dans la zone réservée aux compétiteurs, à l’abri des spectateurs.

Deuxième étape : le maquillage. Les filles de l’équipe de France ont leurs propres maquilleuses pour l’événement. Un luxe, puisque la plupart du temps, elles se maquillent seules ou entre elles, dans les vestiaires. A Montreuil, toutes les équipes n’ont pas ce privilège. Certaines peaufinent leurs maquillages dans les toilettes publiques parmi les spectateurs incrédules.

Et pour finir : la coiffure. Les nageurs et les nageuses utilisent de la gélatine pour faire tenir leurs cheveux et ne pas être gênés pendant leur ballet.

Pendant ce temps, deux agents de sécurité tournent autour de la piscine. Le pull en laine de celui qui surveille les bassins contrastent avec les tenues légères des nageuses.

Les juges arrivent. Ils sont quinze. Cinq jugent l’impression générale, cinq l’exécution et les cinq derniers se concentrent sur la difficulté. La compétition est lancée. Les nageurs vont évoluer sur la musique et le thème qu’ils ont choisis. Contrairement à une majorité d’autres sports, les filles et les garçons concourent dans la même catégorie. Dans les gradins, les regards sont tournés vers la piscine. Des drapeaux bleu, blanc, rouge virevoltent de toutes parts. Le public, plutôt féminin, marie à merveille connaisseurs et néophytes.

Les premiers nageurs arrivent… Les spectateurs retiennent leur souffle, la compétition est lancée… Place à la grâce, la magie et la légèreté…au plus grand bonheur des petites filles et des autres !

L'équipe de France de natation synchronisée

L’équipe de France de natation synchronisée

Méryll Boulangeat

Crédit photos :  Emmelieke Odul

 

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