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Vague verte à Paris

Marathon de Paris 2014

Marathon de Paris 2014

Sur les Champs-Elysées, en ce début d’après-midi, des hommes et des femmes vêtus de ponchos verts, se mêlent aux promeneurs du dimanche. A droite, à gauche, devant, derrière, ils sont partout, à l’image d’une tribu.  La plupart d’entre eux boitent, grimacent. Ils vont dans des directions différentes. Plus tard, ils s’engouffreront dans des bouches de métro pour en ressortir aux quatre coins de Paris. Pour comprendre ce phénomène, il faut les observer un moment pour finir par voir qu’ils arrivent tous du même endroit. En approchant de l’avenue Foch, les hommes et les femmes en vert se font de plus en plus nombreux. On peut lire sur leur coupe-vent : « Marathon de Paris ». Le mystère est levé.

Les hommes en verts sur les Champs-Élysées

Vague verte sur les Champs-Élysées

Ils étaient 42 000 coureurs à prendre le départ de la 38ème édition. 42, 195 kilomètres de course à pied à travers la capitale française. Cette aventure est l’occasion pour certains coureurs d’afficher (via un tee-shirt, une pancarte ou un autocollant) leur soutient à une cause (combat contre le cancer, leucémie, maladies cardiovasculaires…). D’autres, comme Bruno, défendent une cause plus personnelle. Les 42 kilomètres, il les a couru avec une pancarte adressée à sa bien-aimée : « Sandra je t’aime. Epouse-moi ! ». Le caractère sportif n’était pas suffisant pour certains, ils ont ajouté du piment à leur performance. Ainsi, il a fallu 6 h 32 à un rhinocéros pour arriver au bout du parcours. Sur sa route, il a croisé, entre autres : Un Superman, une grosse tasse à café et un Super Mario. Difficile, en effet, de se retrouver seul pendant la course. Il y a des sportifs partout, comme si le peloton était infini. Du monde, des routes barrées, des supporters massés sur les bas-côtés mais aussi de la musique. Les groupes, les troupes et les artistes se succèdent. Les coureurs passent d’un univers musical à un autre. Djembé, trompette, guitare, tambours.  Les pas se succèdent, les rythmes aussi.

Groupe de musiciens dans le bois de Vincennes

Groupe de musiciens dans le bois de Vincennes

Des musiciens dans les rues parisiennes

Des musiciens dans les rues parisiennes

Quand l’effort se fait difficile, la musique ne suffit plus à apaiser les corps fatigués. C’est là qu’interviennent les stands de ravitaillement. Dispersés le long du parcours, de généreux bénévoles offrent bananes, oranges et bouteilles d’eau aux sportifs transpirants. Des mets qu’ils ont préparés : Couper les bananes, diviser les oranges en quartiers, déboucher les bouteilles. Depuis 6 h 30 du matin, ils sont au garde-à-vous, prêt à distribuer les victuailles. L’estomac rassasié et les corps réhydratés, les coureurs jettent leurs déchets dans des grosses poubelles, transformées en cibles pour l’occasion, sur lesquels on peut lire « Je cours, je bois, je trie ». Plusieurs fois dans la journée, un camion benne passe les vider. Lorsque ces grosses poubelles sont manquantes, les coureurs laissent tomber leurs bouteilles vides par terre. Une nouvelle mélodie se mêle alors à la fête : Celle des pas écrasant les bouteilles en plastiques.

Les bénévoles pendant le ravitaillement

Les bénévoles pendant le ravitaillement

Container sur le bord de la route pour jeter les bouteilles vides

Une « poubelle-cible » sur le bord de la route pour jeter les bouteilles vides

Les coureurs au milieu des bouteilles en plastique vides

Les coureurs au milieu des bouteilles en plastique vides

Les spectateurs sont massés le long du parcours. Perchée sur les bords de la Seine, une jeune femme d’une trentaine d’année encourage les sportifs en contre bas: « allez les gars, vous êtes des stars ! ». Pancartes et banderoles en main, les supporters sont venus nombreux soutenir leurs proches. Un slogan résonne en boucle : « allez papa ! ».

 

les supporters encouragent les coureurs en contre-bas

les supporters encouragent les coureurs en contre-bas

Un supporter

Un supporter

Un pompier utilise les grands moyens pour rafraîchir les participants

Les kilomètres avancent, la fatigue se fait sentir. Sur le bord de la route des compétiteurs se sont arrêtés. Ils s’étirent ou se mettent de l’eau sur les articulations douloureuses. Quelques kilomètres plus tard, ils sont allongés, seuls ou accompagnés du SAMU. Ils évaluent les possibilités de continuer la course, d’atteindre leur objectif. Puis l’arrivée se distingue, les cris, les bruits sont plus intense. La ligne franchie, les hommes et les femmes reçoivent une médaille et un poncho…vert ! Dans l’aire d’arrivée, embrassades et félicitations. Difficile de distinguer qui des proches ou des coureurs sont les plus fiers !

Les pompom girl accueillent les marathoniens à l'arrivée

Les pompom girl accueillent les marathoniens à l’arrivée

Sur les berges de la Seine

Sur les berges de la Seine

Les supporters encouragent les coureurs qui passent sous le pont

Les supporters encouragent les coureurs qui passent sous le pont

 

Méryll Boulangeat

@Meryll_B

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Vague verte à Paris

Sur les Champs-Elysées, en ce début d’après-midi, des hommes et des femmes vêtus de ponchos verts, se mêlent aux promeneurs du dimanche. A droite, à gauche, devant, derrière, ils sont partout, à l’image d’une tribu. La plupart d’entre eux boitent, grimacent. Ils vont dans des directions différentes. Plus tard, ils s’engouffrent dans des bouches de métro pour en ressortir aux quatre coins de Paris. Pour comprendre ce phénomène, il faut les observer un moment pour finir par voir qu’ils arrivent tous du même endroit.

En approchant de l’avenue Foch, les hommes et les femmes en vert se font de plus en plus nombreux. On peut lire sur leur coupe-vent : « Marathon de Paris ». Le mystère est levé… La suite de l’article ici

Vague verte sur les Champs-Élysées

Vague verte sur les Champs-Élysées

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Marathon de Paris 2014

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