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TDF : « Aujourd’hui, c’était maki » Le carnet de route de Cyril Lemoine : #épisode 4

Cyril Lemoine est cycliste professionnel depuis 2003. Il participe à son quatrième Tour de France avec l’équipe Cofidis. Pendant les trois semaines que dure l’événement, Cyril nous fait partager SON Tour de France. L’occasion de découvrir la grande boucle d’un angle différent à travers un coureur sympathique et disponible.

Vendredi 11 juillet, septième étape. Détenteur du maillot de meilleur grimpeur.

« L’étape du jour était l’une des plus longues. 235 kilomètres bouclés en 5h40. Plus les étapes sont longues, plus on commence tôt. Aujourd’hui, le départ était donné à 11h30. L’avantage de cette étape est que l’hôtel est proche de l’arrivée. Nous perdons moins de temps dans les transferts,  c’est agréable, ça nous laisse plus de temps pour les massages et se poser un peu à l’hôtel. Ça permet une bonne organisation de l’après-course.

J’ai toujours le maillot à pois, donc je tarde à rejoindre l’hôtel. D’abord il y a la remise protocolaire puis les sollicitations des médias. Sur le podium, j’y vais sereinement maintenant que je connais tout le protocole. J’apprécie toujours ce moment car il y a toujours autant de monde. J’en profite au maximum et je commence à y prendre goût…ça va peut être me manquer quand je ne l’aurais plus. L’étape de demain est plutôt accidentée. Il y a deux petits cols et une côte. Ça va être difficile de défendre mon maillot…enfin, je verrai bien comment je me sens. Il y a de nombreux paramètres à prendre en compte.

Du Tour à l’assiette

Sur le Tour, nous avons un cuisto depuis que nous sommes de retour en France. Jean-Luc Veyrier nous suit partout avec sa camionnette réfrigérée. Il cuisine dans les restaurants où nous nous arrêtons. C’est vraiment un  plus. Si on passe une mauvaise journée, on sait que le soir on va bien manger. De quoi nous remonter le moral ! Il a travaillé dans des restaurants étoilés et chaque fois qu’il nous présente une assiette,  nous sommes extasiés. Et puis Jean-Luc est vraiment à notre écoute. Si certains ne mangent pas de gluten, il fait des pates et du pain sans gluten. Il essaie de varier les repas, c’est appréciable.

Le matin, je mange une omelette jambon fromage, un bol (un petit bol !) de flocons d’avoine avec des fruits secs (noisettes, noix, dattes) que j’arrose de lait de riz et de miel liquide. Ensuite je me fais quelques tartines de pain avec du jambon. Un bon petit déjeuner quand même !!!  Pendant la compétition, nous avons des ravitaillements dans nos poches. Ce sont des gels énergétiques en général. A la mi-course, nous avons le droit de récupérer une musette. C’est un petit sac dans lequel on peut trouver tous types d’encas comme des tartes frangipanes, du pain avec du St-Moret et du jambon, des cakes aux fruits, des puddings… Il y a aussi des barres énergétiques et deux bidons d’eau.

La compète terminée, dans le bus qui nous mène à l’hôtel, c’est l’heure de la collation. Elle est composée de pommes de terre à la vapeur que l’on agrémente d’huile d’olive ou de parmesan. On peut aussi trouver des salades de riz ou de quinoa. Ça varie mais c’est toujours des féculents. Aujourd’hui, le chef nous avait préparé des makis au saumon. C’était super bon et ça fait du bien de changer. A cela s’ajoutent des boissons protéinées et des boissons riches en minéraux. C’est important pour la récup’ de recharger le corps le plus vite possible.

Quand on arrive à l’hôtel, si la faim est encore présente, il y a à notre disposition des fruits, du riz, des gâteaux ou des céréales dans une chambre. On peut dire que l’on ne manque de rien. Mais il faut quand même faire attention, le but n’est pas de grossir ! Le mieux, c’est de manger un peu en plusieurs fois car si on mange trop le soir, la digestion se fait mal et le sommeil est plus difficile à trouver.

Le soir, le repas est principalement composé de féculents mais il reste très varié. Aujourd’hui, par exemple, c’était salade de lentilles aux betteraves et aux pommes en entrée. Ensuite le chef nous a préparé du poulet avec du riz et de la ratatouille et pour finir de l’ananas avec du muesli et des framboises. C’était bon, mais je n’ai pas pu tout manger ! »

Propos recueillis par Méryll Boulangeat

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TDF : « Je vis un petit rêve» Le carnet de route de Cyril Lemoine : #épisode 2

Cyril Lemoine est cycliste professionnel depuis 2003. Il participe à son quatrième Tour de France avec l’équipe Cofidis. Pendant les trois semaines que dure l’événement, Cyril nous fera partager SON Tour de France. L’occasion de découvrir la grande boucle d’un angle différent à travers un coureur sympathique et disponible.

Lundi 7 juillet, troisième étape, détenteur du maillot de meilleur grimpeur

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Cyril Lemoine

« C’est la première fois de ma carrière que j’ai le maillot du meilleur grimpeur. Je suis super content, c’est toujours gratifiant d’avoir un maillot sur un grand tour. Je suis conscient que ça n’arrive pas tous les jours alors j’essaie d’en profiter un maximum.Quand tu es sur le podium, c’est énorme. J’étais super heureux, et devant moi, il y avait des milliers de gens, des télévisions et des journalistes. Je pensais à tout le travail accompli en amont et aux personnes qui me soutiennent au quotidien comme mon kiné, mon entraineur et ma famille.  On peut dire que je vis un petit rêve. C’est hyper motivant pour la suite.  C’est aussi une petite reconnaissance car je suis souvent dans l’ombre via mon rôle de coéquipier.

Mon objectif est de garder le maillot à pois au minimum jusqu’aux Vosges. Hier soir, j’ai reçu de nombreuses sollicitations. Que se soit avec les médias, via mon téléphone ou les réseaux sociaux. J’essaie de répondre au maximum mais je privilégie quand même la récupération. Dans ces cas là, il ne faut pas se disperser. Je reste dans ma bulle, concentré sur l’objectif de l’équipe.

Je suis à l’aéroport, nous décollons dans peu de temps pour le Touquet. Une fois sur place, à l’hôtel, ce sera massage, repas et au lit pour être le plus frais possible demain matin.

L’Angleterre c’était super sympa. Il y avait un monde phénoménal sur le bord des routes. Je n’ai jamais vu ça sur un Tour de France. C’était limite dangereux. Nous sommes déjà hyper concentrés dans le peloton à cause des chutes mais là il fallait aussi être vigilant au public. Nous étions donc doublement concentré. Ca fatigue un peu plus nerveusement. Le soir, on sentait la fatigue physique mais aussi la fatigue mentale. Le côté sympa aussi c’était lors de la première étape. Il y a eu un départ fictif qui nous a mené jusque devant la propriété du couple princier. Nous avons vu le prince William et la princesse Kate. C’était sympa de les voir en vrai. »

Propos recueillis par Méryll Boulangeat

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