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Margaux Chrétien (Natation Synchronisée) : Dans mon sac de sport #4

Vous allez découvrir au fil du temps une série de photographies qui mettent en lumière les espoirs français de Rio sous un angle…différent ! Les sportifs se mettent à nu en nous dévoilant l’intérieur de leur sac de sport. Objet banal en soi, son contenu peut révéler bien des surprises sur son ou sa propriétaire, en fonction de sa discipline et de sa personnalité. Dans la construction de sa performance, l’athlète a un rituel de préparation qui lui est propre. Les objets, font partie intégrante de ce rituel. Des petits trésors, des petites histoires qui, pour la première fois, sont partagés.

A 21 ans, Margaux Chrétien forme, avec Laura Augé, l’unique duo qui représentera la France lors de la dernière étape de Coupe du monde de natation synchronisée, samedi, à Québec (Canada). L’occasion rêvée pour découvrir les coulisses de la préparation de ces athlètes aussi aquatiques que gracieux. Le côté esthétique de la discipline joue un rôle important dans la décision des juges. Les sacs de sport des sportifs sont donc remplis de petits trésors féminins que Margaux a bien voulu partager…

 

Dans le sac de sport de Margaux Chrétien : bonnets de bain, lunettes de piscine, pince-nez, maillot à paillettes, barrettes, gélatine alimentaire, mascara waterproof, rouge à lèvres waterproof, ombres à paupières waterproof, coiffe.                                              Crédit Photo/Emmelieke Odul

Dans le sac de sport de Margaux Chrétien : Bonnets de bain, lunettes de piscine, pince-nez, maillot à paillettes, barrettes, gélatine alimentaire, mascara waterproof, rouge à lèvres waterproof, ombres à paupières waterproof, coiffe.                                        Crédit Photo/Emmelieke Odul

 

« Le bonnet de bain et les lunettes de piscine sont des accessoires de confort pour les entraînements, interdits en compétition. Un moyen de privilégier le côté artistique de la discipline. Pour les lunettes, certaines filles peuvent obtenir la dérogation d’un médecin si elles ont des problèmes de vue. Tenir les quatre minutes du ballet les yeux ouverts n’est pas compliqué, nous n’y pensons même pas. Pendant les entraînements, alors que nous devons enchaîner et répéter les exercices, c’est plus douloureux, ça pique.

Par contre, le pince-nez est indispensable, il est difficile de s’en passer. Si nous l’oublions, l’eau rentre dans les narines quand nous avons la tête en bas, nous pouvons nous noyer. Pendant la représentation il arrive qu’on le perdre en nous donnant des coups. Nous sommes prévoyantes et nous en avons toujours un deuxième, voir un troisième dans la bretelle de notre maillot de bain.

Le maillot à paillette, c’est notre costume. La dame qui les fabrique est Française, elle fait aussi des justaucorps pour les gymnastes. Nous en avons un par thème. Pour le maquillage, chaque maillot a sa panoplie adaptée. Tout est waterproof, même le démaquillant.

La coiffe aussi est assortie au maillot. La confection du chignon est une étape à part entière de la préparation. En plus des pinces, nous étalons sur les cheveux une pâte à base d’eau bouillante et de gélatine alimentaire. Cela permet de fixer les cheveux pour que les mèches rebelles ne viennent pas troubler notre ballet. L’odeur n’est pas très agréable, la préparation est gluante et à tendance à coller. Mais nous finissons par nous y habituer.

Je mets une heure pour me maquiller et me coiffer. Cette étape fait monter le stress, c’est le moment où je sens que la compétition est proche. J’ai la boule au ventre.Le ballet peut débuter. »

Propos recueillis par Méryll Boulangeat @Meryll_B

Photos : Emmelieke Odul

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Les soeurs dorées

J’aime bien les belles histoires. Et finalement, je crois ne pas être la seule. C’est pour ça qu’aujourd’hui, j’ai envie de vous conter l’histoire des sœurs Dufour-Lapointe. Elles sont canadiennes, belles, jeunes, souriantes, et un peu casse cou. Elles sont trois : Justine (19 ans), Chloé (22 ans) et Maxime (24 ans). Si je vous parle d’elles, c’est qu’hier, elles ont marqué les esprits. La plus jeune est devenue Championne Olympique de ski de bosses alors que la seconde, son aînée dans la vie, était sa dauphine. Maxime, la première de la fratrie à avoir vu le jour, a regardé le podium depuis l’aire d’arrivée, après avoir pris la douzième place de l’épreuve.

Il faut remonter en 1960 à Squaw Valley, aux Etats-Unis, pour retrouver trois sœurs prendre le départ des mêmes Jeux Olympiques. Les sœurs Leduc (Thérèse, Anne-Marie et Marguerite) représentaient le ski français mais aucune d’entre elle n’a réussi à se hisser sur la plus haute marche du podium. Ces histoires de sœurs font battre mon cœur car j’ai aussi deux sœurs (Mégane et Alizée) qui faisaient…des bosses !

Revenons à nos trois canadiennes. Deux blondes, une brune, trois caractères : selon leur grand-mère, Gabrielle, et leur grande tante, Simone (qui se sont confiées au site canadien La presse) , Justine, la jeune Championne Olympique, serait la plus bavarde. Maxime, l’aînée, celle qui concocte les meilleurs petits plats et Chloé, la médaillée argentée, la plus stylée ! Mais une fois sur la piste, ces trois là ne pensent plus qu’à une chose : être les meilleures.

Rivales sur la piste, elles sont inséparables dans la vie. L’esprit de famille prédomine chez les Dufour-Lapointe. Même compte Facebook, même compte Twitter : elles sont indissociables. Leur maman est petit à petit devenue leur agent. Ma sœur, Alizée, Championne du Monde junior de bosse en 2006 et présente sur les coupes du monde pendant sept ans, les a côtoyées sur les compétitions. Elle les a vu arriver au compte goutte sur le circuit : « Maxime est arrivée en premier. Puis il y a eu Chloé qui a tout de suite fait de bons résultats et puis Justine pour finir. Au début, elles s’entrainaient seules avec un coach personnel. Petit à petit, elles ont rejoint l’équipe du Canada mais toujours un peu en marge des autres. C’était un peu comme un groupe dans le groupe. Le groupe des Dufour-Lapointe. Je crois d’ailleurs qu’elles veulent lancer leur propre marque ».  Avec une médaille d’or et une médaille d’argent olympique en poche, tout porte à croire que leur future marque « SDL » (Sœurs Dufour-Lapointe) se prédestine à un avenir doré.

Méryll Boulangeat

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