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Marcus Gévia (Boxe anglaise) : Dans mon sac de sport #2

Vous allez découvrir au fil du temps une série de photographies qui mettent en lumière les espoirs français de Rio sous un angle…différent ! Les sportifs se mettent à nu en nous dévoilant l’intérieur de leur sac de sport. Objet banal en soi, son contenu peut révéler bien des surprises sur son ou sa propriétaire, en fonction de sa discipline et de sa personnalité. Dans la construction de sa performance, l’athlète a un rituel de préparation qui lui est propre. Les objets, font partie intégrante de ce rituel. Des petits trésors, des petites histoires qui pour la première fois sont partagés.

A 19 ans, Marcus Gévia est déjà triple champion de France de boxe anglaise. Membre de l’équipe de France, il participait ce week-end aux championnats du monde universitaires, en Russie,  où il a décroché la médaille d’argent. Un titre mondial qui s’ajoute au palmarès du jeune Réunionnais. Une marche de plus vers son ultime rêve : Rio 2016. D’ici là, il nous a offert la possibilité de s’immiscer dans son sac de sport.

Marcus_Fotor

Dans le sac de sport de Marcus Gévia : Gants, casque, coquille, vaseline, cœur en mousse, photo de son neveu.

« L’objet qui a la plus grosse valeur sentimentale dans mon sac est la photo de mon neveu. Il me l’avait donnée avant les championnats du monde en 2012. Au dos, il est inscrit : Pour mon champion. Ma sœur a ajouté : dans le K.O il n’y a pas d’injustice. Avant mon combat je regarde cette photo plusieurs fois. Ma famille tiens une place très importante dans ma vie. Elle est un de mes piliers. J’ai aussi un cœur en mousse offert par ma copine.

Parmi mon matériel, une coquille. Le jour où j’ai cassé la mienne, le pôle France m’a donné celle-là. Elle est spéciale, c’est presque une relique. Elle appartenait à Brahim Asloum (champion olympique et champion du monde, ndlr). En combat officiel je ne peux pas la porter, c’est trop gros. Pour le casque, c’est la même chose. Depuis que les règles ont changé nous n’avons plus le droit de nous protéger la tête pendant les compétitions. Des casques, j’en ai plusieurs, de différentes couleurs. Bleu, noir ou rouge. Les gants, c’est la même chose.

Dans mon sac de boxeur, on trouve aussi de la vaseline. C’est de la crème très grasse. Nous en appliquons sur le visage pour que les coups des adversaires glissent sur la peau. Nous avons une limite à ne pas dépasser. Si l’arbitre juge qu’il y en a trop, il nous demande d’en enlever. Sinon, le spectacle et le combat perdent de leur intérêt. Quand mon entraîneur applique la vaseline sur mon visage, je sens que je vais monter sur le ring, que je vais bientôt boxer. L’adrénaline monte. Ce moment n’est pas anodin, il fait partie de mon rituel.

Je dois avouer que je suis un garçon plutôt bordélique et tête en l’air. Mais avec mes affaires de boxe je suis très rigoureux. Il est rare que j’oublie quelque chose. »

Propos recueillis par Méryll Boulangeat @Meryll_B

Photos : Emmelieke Odul

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« Comme sur un ring, tu n’as qu’une seule chance »

Un mois après la sortie officielle du film « Victor Young Perez » en DVD, l’acteur principal et ancien champion du monde de boxe, Brahim Asloum, revient sur sa prestation à l’écran. Le film retrace la vie et le destin tragique de Victor Young Pérez. Le boxeur franco-tunisien  détient toujours le record du plus jeune champion du monde de boxe dans sa catégorie. Un film poignant.

L'affiche du film "Victor Young Pérez"

L’affiche du film « Victor Young Pérez »

A-t-il était facile d’interpréter le rôle de Victor Young Pérez ?

J’ai essayé d’être le plus vrai, le plus sincère possible dans mon interprétation. J’ai pu m’identifier facilement au personnage car nous avons tous les deux combattus dans la même catégorie, celle des poids mouches. De plus, lui était Tunisien membre de la communauté juive et moi je suis d’origine algérienne et musulmane. Alors qu’hier les juifs étaient persécutés, aujourd’hui ce sont les musulmans qui sont stigmatisés. Le parallèle entre nos deux vies m’a plu. A travers ce film, j’ai envie d’adresser un message de paix. Il faut que l’on soit tous plus solidaires, que l’on s’aime les uns les autres.

Le métier d’acteur est-il tellement différent du métier de boxeur de haut niveau ?

Ce film, c’est avant tout une super aventure. A part la boxe, peu de choses m’ont procuré ce genre d’émotions. Boxer c’est très fort : l’adrénaline que tu ressens avant de monter sur un ring, tu te mets à nu entre quatre cordes devant des milliers de spectateurs. Le boxeur a un égo très important : il est seul, sous la lumière devant des milliers de spectateurs. Ce sont des émotions intenses qu’il est difficile de retrouver ailleurs dans la vie. Quand la carrière est terminée, tout cela s’arrête. Le boxeur se retrouve dans l’ombre, il n’existe plus aux yeux du public. La reconversion est difficile et je crois que cette expérience m’a permis de me rapprocher des sensations que j’ai vécues en tant que sportif. Le stress, l’adrénaline et la pression ressentis devant une caméra ressemble un peu à ce qui se passe sur un ring. C’était une expérience magique !

Comment arrive-t-on au cinéma après une carrière de sportif de haut niveau ?

Comme tout le monde j’en rêvais mais je ne pensais pas le faire un jour. C’est très difficile de trouver des acteurs capables d’incarner techniquement des boxeurs alors la production a fait appel à moi. On m’a proposé de faire un casting. J’ai eu 48 heures seulement pour me préparer et apprendre les textes. J’y suis allé au culot, ça a marché.

Brahim Asloum lors de la présentation du film à l'INSEP où se trouve une plaque commémorative de Victor Young Pérez

Brahim Asloum lors de la présentation du film à l’INSEP où se trouve une plaque commémorative de Victor Young Pérez

A l’approche du tournage, quelle préparation avez-vous effectuée ?

Je n’ai jamais fait de théâtre ou pris de cours de comédie. Par contre,  j’ai dû me remettre au sport de manière intensive. Pendant deux mois, j’ai fait de la remise en forme. Je voyais un coach deux heures par jour, deux à trois fois par semaine. En même temps, nous révisions les textes. J’ai passé beaucoup de temps à lire et relire le scénario. Au bout de trois semaines, je connaissais mon texte par cœur mais aussi celui des autres. Je ne voulais pas arriver sur le tournage et bafouiller. C’était important pour moi de le connaître sur le bout des doigts. J’ai préparé ce tournage comme un championnat du monde de boxe. Quand je suis arrivé devant les caméras, je voulais être prêt. Je me suis dis « c’est comme sur un ring : tu n’as qu’une chance ». Quand j’entendais « action », c’est comme si c’était le gong du début d’un combat qui résonnait.

Avez-vous d’autres projets cinématographiques en vue ?

C’est un métier assez compliqué à exercer. Contrairement au sport, on dépend à 100% des producteurs et des réalisateurs. On ne peut pas faire un film tout seul. J’ai reçu beaucoup de compliments pour ce film alors pourquoi pas en faire d’autres. J’ai pris un agent et je me laisse un an, un an et demi pour voir. On m’a déjà proposé une ou deux petites choses…

Propos recueillis par Méryll Boulangeat @Meryll_B

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« Comme sur un ring, tu n’as qu’une seule chance »

Un mois après la sortie officielle du film « Victor Young Perez » en DVD, l’acteur principal et ancien champion du monde de boxe, Brahim Asloum, revient sur sa prestation à l’écran. Le film retrace la vie et le destin tragique de Victor Young Pérez. Le boxeur franco-tunisien  détient toujours le record du plus jeune champion du monde de boxe dans sa catégorie. Un film poignant. Interview à lire ici

L'affiche du film "Victor Young Pérez"

L’affiche du film « Victor Young Pérez »

 

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A chaque sport ses habitudes alimentaires

Bien qu’il soit difficile les ranger dans des cases, des diététiciennes ont constaté chez les sportifs des comportements alimentaires différents en fonction des sports pratiqués. De grosses tendances se dégagent.

Photo et création : ABoul

Photo et création : Alizée Boulangeat

 

Sports à catégorie de poids

Les sports de combats sont très exigeants au point de vue nutritionnel. Pour Lucile, judokate, manger est « un plaisir… quand je ne suis pas au régime ! ». Comme elle, les sportifs à catégorie de poids doivent s’astreindre à une rigueur sans faille pour se maintenir à leur poids de compétition. Une rigueur qu’il leur est difficile de tenir au vue de la charge d’entrainement qu’ils s’imposent. « Après une grosse séance d’entraînement, raconte Lucile, j’ai envie de beaucoup manger, de manger quelque chose qui me fait plaisir, quitte à ne pas pouvoir finir ». La majorité de ces sportifs s’entrainent donc en surpoids et commencent à se soumettent à un régime très poussé à l’approche des compétitions.

Certains d’entre eux sont capables de perdre jusqu’à 10 kilos en une semaine. Pour cela, ils arrêtent de manger et de boire pendant plusieurs jours tout en continuant leurs entraînements quotidiens. Une fois la pesée de compétition effectuée, ils se ruent sur des encas et des boissons hydratantes…juste avant de monter sur le ring ou le tatami.

« Chez ces sportifs, c’est la politique du tout ou rien, raconte Véronique Rousseau, diététicienne à l’INSEP (Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance). Ils ne cherchent pas à optimiser leur poids pour être performant à l’entraînement. Il y a souvent des privations extrêmes à l’approche des compétitions, suivies de phases de compensations extrêmes.» Pour limiter cette trop grosse fluctuation de poids, la fédération française de boxe soumet ses sportifs à une pesée quotidienne avec un objectif à ne pas dépasser, au gramme près.

Sports esthétiques

Dans les sports esthétiques comme la gymnastique ou la natation synchronisée, la silhouette de l’athlète est l’élément principal. Le corps est au cœur de la performance et l’attention qui lui est consacrée est quotidienne. Les repas deviennent alors un enjeu considérable.

« Le repas était un de mes moments préférés, confie Noémie, gymnaste en équipe de France. Aujourd’hui, alors que je dois faire attention et me priver, c’est un moment moins agréable où la volonté doit l’emporter sur l’appétit. » Véronique Rousseau constate : « ils ont souvent l’impression d’être trop gros. La pression est très forte entre ces sportifs et avec les entraîneurs. Ils font une grosse fixation sur l’alimentation, qui reste souvent un tabou. Il est très difficile d’évoquer ce sujet avec eux. Un sentiment de culpabilité est souvent décelé chez ses sportifs, généralement gourmands ».

Sports d’endurances

Autre catégorie : celle des sports d’endurances. La diététicienne observe chez ces sportifs une tendance à « attribuer des vertus imaginaires à certains aliments. Ils pensent que l’énergie vient de la nourriture. La consommation de ces aliments est parfois démesurée ». Les athlètes accordent une grosse importance à la récupération et adaptent leur nourriture en conséquence, se concentrant sur une catégorie d’aliments en en délaissant d’autres, pourtant indispensables à un équilibre alimentaire.

Sports collectifs

Dans les sports collectifs, comme le volley ou le basket, les croyances alimentaires sont moins présentes, selon Véronique Rousseau. « La plupart du temps, les sportifs sont recrutés sur des critères morphologiques, explique-t-elle. Il n’y a pas de culture sportive forte. Ces sports sont donc moins marqués par l’alimentation.»

Dans les autres sports, la diététicienne estime qu’il est plus difficile de dégager des tendances. Amélie Fosse suit aussi des sportifs de haut niveau sur le plan diététique. Pour elle, il existe deux grands types de sportifs mangeurs : « les instinctifs et les détachés ».

Les sportifs « instinctifs »

Les mangeurs « instinctifs » entretiennent un rapport sain à la nourriture. Ils sont capables d’écouter leurs corps et de répondre à leur besoin. Amélie Fosse met en garde cette catégorie de sportifs qui « peuvent parfois se perdre avec tout ce qu’ils entendent de part et d’autre sur ce qu’il faut manger ou pas. Dans un environnement sportif, il est très difficile de rester un mangeur instinctif car les conseils et les recommandations nutritionnelles sont omniprésentes. »

Les sportifs « détachés »

Ces sportifs mangent pour « alimenter la machine ».  Ils laissent le facteur émotionnel de côté et ne sont focalisés que sur la performance. « Les sportifs « détachés» se font toujours rattraper. Ils finissent par compenser leurs privations par une abondance de nourriture sur la période qui suit », explique Amélie Fosse.

Même si il est difficile de généraliser, les sportifs peuvent être trahis par leurs assiettes et leurs petites habitudes alimentaires  sont loin d’être anodines.

Méryll Boulangeat

@Meryll_B

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A chaque sport ses habitudes alimentaires

Bien qu’il soit difficile les ranger dans des cases, des diététiciennes ont constaté chez les sportifs des comportements alimentaires différents en fonction des sports pratiqués. De grosses tendances se dégagent. Article à lire ici

Photo et création : ABoul

Photo et création : ABoul

Méryll Boulangeat

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Marcus Gévia, boxeur sentimental !

Marcus Gévia

Marcus Gévia

Marcus Gévia

Marcus Gévia

Marcus Gévia est un boxeur sentimental a qui tout sourit ! Champion de France de boxe 2013, il vient également de sortir son premier clip « Dans le love ». Une sortie réussie puisque la vidéo a fait son petit effet sur la toile. 1700 vues en une journée !

Entre la boxe et son univers musical qualifié de « lover », Marcus trouve vite le parallèle : « dans les deux domaines, c’est la même chose. Si je veux réussir, je dois m’en donner les moyens. Ça ne tombe pas comme ça en claquant des doigts.»

« Je chante depuis que je suis tout petit, raconte Marcus. A l’école primaire déjà, j’avais chanté devant toute l’école pour la fête de fin d’année. Comme pour la boxe, c’est une passion depuis toujours. L’année dernière, j’ai décidé de me lancer et d’enregistrer mes propres chansons en studio. » C’est le deuxième titre que Marcus dévoile au public et petit scoop pour les fans…deux autres sont à venir, déjà enregistrés. C’est les encouragements qu’il a reçu après la mise en ligne de sa première chanson, qui l’ont motivé pour enregistrer ce clip.

Un clip qui n’aurait jamais vu le jour sans l’aide de Guillaume Hoareau, le réalisateur de la vidéo. « Il nous a bien aidé, remercie Marcus. Il avait confiance en cette chanson.» Marcus a aussi pu compter sur le soutien de sa famille. «Financièrement, mes parents m’ont aidé, confesse Marcus. Et sans mes deux sœurs je n’aurais rien pu faire. Elles se sont beaucoup impliquées dans ce clip. Des idées à la déco, ce sont elles qui ont tout fait. »

Affiche du clip "Dans le love" de Marcus

Affiche du clip « Dans le love » de Marcus

Côté communication, Marcus a fait de la sortie de son clip un événement sur Facebook. De quoi attirer les curiosités… et la pression sur les épaules de Marcus : « Avant que le clip ne sorte j’avais le même stress qu’avant de monter sur un ring. L’appréhension de ce que les gens allaient en penser. » Et le verdict est tombé : « j’ai été surpris de la mobilisation après la sortie du clip. Je suis vraiment touché par les gens qui me soutiennent, qui me poussent. Que ce soit dans la chanson comme en boxe ». Un engouement fort pour la musique qui n’empêche pas Marcus de rester concentré sur sa pratique sportive « la chanson n’empiète pas sur la boxe.  Mes objectifs sportifs restent les mêmes. Mon rêve c’est Rio (ndlr : les JO en 2016). Je me consacre à la musique pendant mes temps libres. Souvent dans ma chambre après les entraînements. J’en profite aussi quand je rentre chez moi, à la Réunion, pendant les vacances. » Pas question pour autant de faire un choix entre la musique et la boxe « j’ai besoin des deux. C’est mon équilibre. Après les entraînements, la musique me permet de me recentrer sur moi même, de m’évader. Ca m’aide aussi à travailler mon imagination. » Une imagination primordiale pour Marcus puisqu’il écrit lui-même toutes ses paroles.

Rio dans le viseur côté sportif, le rêve musical de Marcus c’est « de (se) produire sur scène, que les gens aiment ce que je fais et que le public chante mes chansons. »

Méryll Boulangeat

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