Archives de Tag: athlétisme

Erwan Benech (Athlétisme) : Dans mon sac de sport #5

Vous avez découvert au fil du temps une série de photographies qui mettent en lumière les espoirs français de Rio sous un angle…différent ! C’est l’heure du cinquième épisode. Les sportifs se mettent à nu en nous dévoilant l’intérieur de leur sac de sport. Objet banal en soi, son contenu peut révéler bien des surprises sur son ou sa propriétaire, en fonction de sa discipline et de sa personnalité. Dans la construction de sa performance, l’athlète a un rituel de préparation qui lui est propre. Les objets, font partie intégrante de ce rituel. Des petits trésors, des petites histoires qui, pour la première fois, sont partagés.

Champion de France espoir sur la distance du 1 500 mètres, dimanche dernier, Erwan Benech a ajouté un quatrième titre tricolore a son palmarès. L’athlète, qui s’entraîne à l’INSEP, rêve ouvertement de Rio. Avec ce titre, il se rapproche un peu plus de son objectif. Aujourd’hui, il nous ouvre les portes de son intimité en dévoilant l’intérieur de son sac de sport où se cachent bien des surprises…

Dans le sac de sport d'Erwan Benech : Tee-shirt, jogging, chronomètre, coupe-vent, armonica, lecteur mp3, tongs brésiliennes. Crédit Photo/Emmelieke Odul

Dans le sac de sport d’Erwan Benech : Tee-shirt, jogging, chronomètre, coupe-vent, armonica, lecteur mp3, tongs brésiliennes. Crédit Photo/Emmelieke Odul

« Le contenu de mon sac de sport est assez simple. J’aime bien être assorti quand je vais courir. Je me sens bien et je trouve que c’est la classe. Mon sponsor m’envoie deux cartons de vêtements par an. Les couleurs changent en fonction des saisons. J’ai une fiche à remplir sur laquelle je note ce que je veux.

Dans ces fameux cartons, on retrouve les indispensables : Lire la suite

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A chaque sport ses habitudes alimentaires

Bien qu’il soit difficile les ranger dans des cases, des diététiciennes ont constaté chez les sportifs des comportements alimentaires différents en fonction des sports pratiqués. De grosses tendances se dégagent.

Photo et création : ABoul

Photo et création : Alizée Boulangeat

 

Sports à catégorie de poids

Les sports de combats sont très exigeants au point de vue nutritionnel. Pour Lucile, judokate, manger est « un plaisir… quand je ne suis pas au régime ! ». Comme elle, les sportifs à catégorie de poids doivent s’astreindre à une rigueur sans faille pour se maintenir à leur poids de compétition. Une rigueur qu’il leur est difficile de tenir au vue de la charge d’entrainement qu’ils s’imposent. « Après une grosse séance d’entraînement, raconte Lucile, j’ai envie de beaucoup manger, de manger quelque chose qui me fait plaisir, quitte à ne pas pouvoir finir ». La majorité de ces sportifs s’entrainent donc en surpoids et commencent à se soumettent à un régime très poussé à l’approche des compétitions.

Certains d’entre eux sont capables de perdre jusqu’à 10 kilos en une semaine. Pour cela, ils arrêtent de manger et de boire pendant plusieurs jours tout en continuant leurs entraînements quotidiens. Une fois la pesée de compétition effectuée, ils se ruent sur des encas et des boissons hydratantes…juste avant de monter sur le ring ou le tatami.

« Chez ces sportifs, c’est la politique du tout ou rien, raconte Véronique Rousseau, diététicienne à l’INSEP (Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance). Ils ne cherchent pas à optimiser leur poids pour être performant à l’entraînement. Il y a souvent des privations extrêmes à l’approche des compétitions, suivies de phases de compensations extrêmes.» Pour limiter cette trop grosse fluctuation de poids, la fédération française de boxe soumet ses sportifs à une pesée quotidienne avec un objectif à ne pas dépasser, au gramme près.

Sports esthétiques

Dans les sports esthétiques comme la gymnastique ou la natation synchronisée, la silhouette de l’athlète est l’élément principal. Le corps est au cœur de la performance et l’attention qui lui est consacrée est quotidienne. Les repas deviennent alors un enjeu considérable.

« Le repas était un de mes moments préférés, confie Noémie, gymnaste en équipe de France. Aujourd’hui, alors que je dois faire attention et me priver, c’est un moment moins agréable où la volonté doit l’emporter sur l’appétit. » Véronique Rousseau constate : « ils ont souvent l’impression d’être trop gros. La pression est très forte entre ces sportifs et avec les entraîneurs. Ils font une grosse fixation sur l’alimentation, qui reste souvent un tabou. Il est très difficile d’évoquer ce sujet avec eux. Un sentiment de culpabilité est souvent décelé chez ses sportifs, généralement gourmands ».

Sports d’endurances

Autre catégorie : celle des sports d’endurances. La diététicienne observe chez ces sportifs une tendance à « attribuer des vertus imaginaires à certains aliments. Ils pensent que l’énergie vient de la nourriture. La consommation de ces aliments est parfois démesurée ». Les athlètes accordent une grosse importance à la récupération et adaptent leur nourriture en conséquence, se concentrant sur une catégorie d’aliments en en délaissant d’autres, pourtant indispensables à un équilibre alimentaire.

Sports collectifs

Dans les sports collectifs, comme le volley ou le basket, les croyances alimentaires sont moins présentes, selon Véronique Rousseau. « La plupart du temps, les sportifs sont recrutés sur des critères morphologiques, explique-t-elle. Il n’y a pas de culture sportive forte. Ces sports sont donc moins marqués par l’alimentation.»

Dans les autres sports, la diététicienne estime qu’il est plus difficile de dégager des tendances. Amélie Fosse suit aussi des sportifs de haut niveau sur le plan diététique. Pour elle, il existe deux grands types de sportifs mangeurs : « les instinctifs et les détachés ».

Les sportifs « instinctifs »

Les mangeurs « instinctifs » entretiennent un rapport sain à la nourriture. Ils sont capables d’écouter leurs corps et de répondre à leur besoin. Amélie Fosse met en garde cette catégorie de sportifs qui « peuvent parfois se perdre avec tout ce qu’ils entendent de part et d’autre sur ce qu’il faut manger ou pas. Dans un environnement sportif, il est très difficile de rester un mangeur instinctif car les conseils et les recommandations nutritionnelles sont omniprésentes. »

Les sportifs « détachés »

Ces sportifs mangent pour « alimenter la machine ».  Ils laissent le facteur émotionnel de côté et ne sont focalisés que sur la performance. « Les sportifs « détachés» se font toujours rattraper. Ils finissent par compenser leurs privations par une abondance de nourriture sur la période qui suit », explique Amélie Fosse.

Même si il est difficile de généraliser, les sportifs peuvent être trahis par leurs assiettes et leurs petites habitudes alimentaires  sont loin d’être anodines.

Méryll Boulangeat

@Meryll_B

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A chaque sport ses habitudes alimentaires

Bien qu’il soit difficile les ranger dans des cases, des diététiciennes ont constaté chez les sportifs des comportements alimentaires différents en fonction des sports pratiqués. De grosses tendances se dégagent. Article à lire ici

Photo et création : ABoul

Photo et création : ABoul

Méryll Boulangeat

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Vague verte à Paris

Sur les Champs-Elysées, en ce début d’après-midi, des hommes et des femmes vêtus de ponchos verts, se mêlent aux promeneurs du dimanche. A droite, à gauche, devant, derrière, ils sont partout, à l’image d’une tribu. La plupart d’entre eux boitent, grimacent. Ils vont dans des directions différentes. Plus tard, ils s’engouffrent dans des bouches de métro pour en ressortir aux quatre coins de Paris. Pour comprendre ce phénomène, il faut les observer un moment pour finir par voir qu’ils arrivent tous du même endroit.

En approchant de l’avenue Foch, les hommes et les femmes en vert se font de plus en plus nombreux. On peut lire sur leur coupe-vent : « Marathon de Paris ». Le mystère est levé… La suite de l’article ici

Vague verte sur les Champs-Élysées

Vague verte sur les Champs-Élysées

Marathon de Paris 2014

Marathon de Paris 2014

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Immersion dans le tourbillon médiatique de Renaud Lavillenie

Au septième étage du bâtiment du groupe multimédia L’Equipe, on attend un invité très spécial. Et pour cause, le centre des attentions n’est autre que Renaud Lavillenie. De retour d’Ukraine la veille seulement, la tournée médiatique du recordman de saut à la perche (6,16m) passe par les locaux de L’Equipe. Et tout le monde, ici, est au courant. Dans les couloirs, les premières infos commencent à circuler, elles traversent aisément les étages. On sait en temps et en heure où est le Champion Olympique. A 11h30, il serait, à priori, devant le bâtiment dans un taxi privé.

Ca tombe plutôt bien pour l’équipe qui s’occupe des archives puisque c’est l’heure « de descendre fumer une clope ». Les quatre acolytes observent la scène devant l’entrée principal du média : « on fumait une cigarette dans un coin. La copine de Renaud est sortie la première de la voiture aux vitres tintées dans laquelle ils se trouvaient. Puis Renaud a suivi, avec ses béquilles. » Un Renaud qui semblait « fatigué. Il avait les traits tirés, le sourire un peu crispé ». Elise, Jessica, Sophie et Pierre Nicolas ne sont pas les seuls à assister à l’arrivée du champion. « Il y avait une dizaine, une quinzaine de personnes. Il y avait même Antoine Deneriaz (ndlr : champion olympique de ski alpin en 2006) qui l’a félicité. Il y avait surtout des JRI (ndlr : journalistes reporters d’images), des photographes et des personnes de la rédaction. »

Parmi eux, des journalistes privilégiés vont le suivre pendant son marathon médiatique. Nicolas Herbelot est spécialisé en athlétisme et commente ses performances depuis des années pour le journal L’Equipe. Anne Odru, journaliste à L’Equipe 21, fait un reportage sur la folle course médiatique du champion : « je le suis depuis hier puisque j’étais à l’aéroport quand il est arrivé. Normalement j’étais en congé aujourd’hui mais quand on m’a demandé si je pouvais le suivre toute la journée, je n’ai pas réfléchi une seconde. Sacrifier une journée de repos pour suivre une légende ? Tu ne te poses même pas la question ! C’est l’occasion de partager la journée d’une légende, en plus dans ces moments-là, c’est génial. »

Nicolas Herbelot et Anne Odru

Nicolas Herbelot et Anne Odru

Accueilli par des journalistes, Renaud est ensuite escorté jusqu’à la conférence de rédaction. Un moment privilégié pour le sportif puisque c’est lors de cette réunion que les unes et les sujets traités dans le journal sont décidés. Renaud est convié à donner son avis. Les journalistes l’écoutent énumérer ce qu’il a aimé ou pas dans l’édition du jour. Il donne aussi son avis sur ce qui l’intéresse dans le quotidien et surtout ce qu’il a pensé des articles qui lui ont été consacrés. Il avoue d’ailleurs ne pas avoir eu le temps de tout lire. Pas étonnant puisque pas moins de quatre pages étaient consacrées à son exploit !

La conférence terminée, Renaud arrive au septième étage. L’Equipe 21. C’est l’effervescence dans le couloir. Tout le monde veut une photo avec Renaud. « Une photo avec lui c’est quand même la classe », avoue Jessica. Pas le temps pour Renaud de satisfaire toutes les demandes, il est déjà en retard.

Dix minutes au maquillage, à peine.  « C’est toujours un peu différent quand ce sont des personnalités, confie Cyril le coiffeur de la chaîne. Il y a plein de monde qui se précipite dans la loge avec des caméras et des appareils photos. Ils sont tout excités. Il faut toujours faire vite. Ils sont tellement sollicités  qu’ils ont peu de temps ». Dans la petite cabine, il y a aussi Nathalie, la maquilleuse, qui a l’habitude de s’occuper de personnalités.  Avant Renaud, le dernier qui est passé entre ses mains n’est autre que Jo Wilfried Tsonga. « Quand ils sont super connus, ça attire toujours les foules, raconte Nathalie. Nous, on essaye de discuter avec eux, de plaisanter un peu. Le maquillage, c’est le moment où ils peuvent se vider la tête, décompresser. On s’occupe d’eux, ils se laissent faire. Le fait qu’on les touche, qu’on ait un contact physique enlève un peu une barrière. La confiance se crée plus facilement. »

Renaud Lavillenie se fait coiffer avant l'émission

Renaud Lavillenie se fait coiffer avant l’émission

Renaud Lavillenie au maquillage

Renaud Lavillenie au maquillage

Tout le monde est en retard, il faut faire vite. « L’ingénieur son était à la bourre, raconte Anne Odru. Du coup, c’est moi qui ai équipé Renaud de son micro à deux minutes seulement de l’antenne. » Le champion entre sur le plateau. La course contre le temps s’arrête le temps du direct.

Renaud Lavillenie arrive sur le plateau

Renaud Lavillenie arrive sur le plateau de L’Equipe 21

Une fois l’édition spéciale « Renaud Lavillenie » à son terme, les couloirs sont à nouveaux en effervescences. Photos, autographes, félicitations… Tout le monde se presse pour vivre un moment privilégié aux côtés du champion. Une fois encore, ce ne sera que de courte durée car le perchiste est attendu pour une séance photo. Le timing de la journée est minuté. C’est ensuite au 8ème étage, dans la partie VIP du bâtiment, que Renaud entouré de sa compagne, son agent et des personnalités importantes de L’Equipe sont invités à déjeuner.

Autographes

Autographes

A peine le temps de souffler pour l’homme qui a sauté le plus haut du monde avec une perche ! Rassasiés, le marathon médiatique continue pour le clan Lavillenie toujours suivi de très près par la journaliste Anne Odru. Toujours en béquilles, toujours hyper sollicité, Renaud quitte le siège social de L’Equipe. La journée n’est pas terminée pour autant. Il a rendez-vous chez un de ses sponsors pour donner une conférence de presse. C’est sur le plateau du Grand Journal qu’il terminera sa journée.

Anne Odru l’affirme, « cette journée a été possible car il est blessé. Sinon, il aurait certainement suivi son frère et son entraineur à Clermont pour retourner à l’entraînement ». Après un tourbillon d’émotion, c’est bien un tourbillon médiatique qu’a subi Renaud Lavillenie…au plus grand bonheur de ses (nombreux) fans.

Méryll Boulangeat

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3 questions à Renaud LAVILLENIE

Photo dédicacée de Renaud Lavillenie

Photo dédicacée de Renaud Lavillenie

Un ascenseur et sept étages pour répondre à trois questions. C’est tout ce que j’ai pu obtenir de Renaud Lavillenie, le français le plus sollicité du moment. Et c’est déjà pas mal ! C’est entre deux rendez-vous médiatiques que le tout récent recordman du monde de saut à la perche (6,16m) a répondu à trois, des nombreuses, questions que j’avais envie de lui poser.

A quel moment avez-vous senti que ce saut serait historique ?

Dès que j’ai quitté le sol, pendant la phase ascensionnelle. Je savais que j’avais poussé très haut. On est constamment à la recherche de cette sensation.

Qu’est ce qui fait la différence entre ce saut ‘record du monde’ et un saut plus ‘normal’ ?

Ah bon parce que ce n’était pas un saut normal ? (sourire) Sans rire, j’ai pris une perche plus dure, c’est ce qui a fait la différence. Après, il ne suffit pas de changer de perche pour sauter plus haut. C’est un ensemble de choses à mettre en place. Avec cette perche, il faut être à 110% sinon ça ne pardonne pas. 110% au niveau de la vitesse sur la piste d’élan et au niveau du physique. Il faut trouver la bonne combinaison entre le choix de la perche et tous les éléments techniques à savoir la course, l’élan, le déco et le renversé. Tout doit être parfait, rien ne doit être laissé au hasard.

Champion du monde, Champion Olympique : après la performance il vous reste les médailles. Comment ça se passe pour un record du monde ? Matériellement qu’est ce qu’il vous reste de cette performance mondiale ?

Pour le moment, je n’ai rien. D’ici deux à trois semaines, je devrais recevoir un document officiel. Il faut juste le temps que la performance soit validée, c’est un peu long. En perche, sur toutes les compétitions, en plus des coupes ou des médailles, nous avons un document officiel. Un papier qui atteste notre performance du jour. Cette fois ci j’aurais un document spécial qui validera mon record du monde officiellement.

Propos recueillis par Méryll Boulangeat

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