Archives de Catégorie: Dans mon sac de sport

Erwan Benech (Athlétisme) : Dans mon sac de sport #5

Vous avez découvert au fil du temps une série de photographies qui mettent en lumière les espoirs français de Rio sous un angle…différent ! C’est l’heure du cinquième épisode. Les sportifs se mettent à nu en nous dévoilant l’intérieur de leur sac de sport. Objet banal en soi, son contenu peut révéler bien des surprises sur son ou sa propriétaire, en fonction de sa discipline et de sa personnalité. Dans la construction de sa performance, l’athlète a un rituel de préparation qui lui est propre. Les objets, font partie intégrante de ce rituel. Des petits trésors, des petites histoires qui, pour la première fois, sont partagés.

Champion de France espoir sur la distance du 1 500 mètres, dimanche dernier, Erwan Benech a ajouté un quatrième titre tricolore a son palmarès. L’athlète, qui s’entraîne à l’INSEP, rêve ouvertement de Rio. Avec ce titre, il se rapproche un peu plus de son objectif. Aujourd’hui, il nous ouvre les portes de son intimité en dévoilant l’intérieur de son sac de sport où se cachent bien des surprises…

Dans le sac de sport d'Erwan Benech : Tee-shirt, jogging, chronomètre, coupe-vent, armonica, lecteur mp3, tongs brésiliennes. Crédit Photo/Emmelieke Odul

Dans le sac de sport d’Erwan Benech : Tee-shirt, jogging, chronomètre, coupe-vent, armonica, lecteur mp3, tongs brésiliennes. Crédit Photo/Emmelieke Odul

« Le contenu de mon sac de sport est assez simple. J’aime bien être assorti quand je vais courir. Je me sens bien et je trouve que c’est la classe. Mon sponsor m’envoie deux cartons de vêtements par an. Les couleurs changent en fonction des saisons. J’ai une fiche à remplir sur laquelle je note ce que je veux.

Dans ces fameux cartons, on retrouve les indispensables : Lire la suite

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Margaux Chrétien (Natation Synchronisée) : Dans mon sac de sport #4

Vous allez découvrir au fil du temps une série de photographies qui mettent en lumière les espoirs français de Rio sous un angle…différent ! Les sportifs se mettent à nu en nous dévoilant l’intérieur de leur sac de sport. Objet banal en soi, son contenu peut révéler bien des surprises sur son ou sa propriétaire, en fonction de sa discipline et de sa personnalité. Dans la construction de sa performance, l’athlète a un rituel de préparation qui lui est propre. Les objets, font partie intégrante de ce rituel. Des petits trésors, des petites histoires qui, pour la première fois, sont partagés.

A 21 ans, Margaux Chrétien forme, avec Laura Augé, l’unique duo qui représentera la France lors de la dernière étape de Coupe du monde de natation synchronisée, samedi, à Québec (Canada). L’occasion rêvée pour découvrir les coulisses de la préparation de ces athlètes aussi aquatiques que gracieux. Le côté esthétique de la discipline joue un rôle important dans la décision des juges. Les sacs de sport des sportifs sont donc remplis de petits trésors féminins que Margaux a bien voulu partager…

 

Dans le sac de sport de Margaux Chrétien : bonnets de bain, lunettes de piscine, pince-nez, maillot à paillettes, barrettes, gélatine alimentaire, mascara waterproof, rouge à lèvres waterproof, ombres à paupières waterproof, coiffe.                                              Crédit Photo/Emmelieke Odul

Dans le sac de sport de Margaux Chrétien : Bonnets de bain, lunettes de piscine, pince-nez, maillot à paillettes, barrettes, gélatine alimentaire, mascara waterproof, rouge à lèvres waterproof, ombres à paupières waterproof, coiffe.                                        Crédit Photo/Emmelieke Odul

 

« Le bonnet de bain et les lunettes de piscine sont des accessoires de confort pour les entraînements, interdits en compétition. Un moyen de privilégier le côté artistique de la discipline. Pour les lunettes, certaines filles peuvent obtenir la dérogation d’un médecin si elles ont des problèmes de vue. Tenir les quatre minutes du ballet les yeux ouverts n’est pas compliqué, nous n’y pensons même pas. Pendant les entraînements, alors que nous devons enchaîner et répéter les exercices, c’est plus douloureux, ça pique.

Par contre, le pince-nez est indispensable, il est difficile de s’en passer. Si nous l’oublions, l’eau rentre dans les narines quand nous avons la tête en bas, nous pouvons nous noyer. Pendant la représentation il arrive qu’on le perdre en nous donnant des coups. Nous sommes prévoyantes et nous en avons toujours un deuxième, voir un troisième dans la bretelle de notre maillot de bain.

Le maillot à paillette, c’est notre costume. La dame qui les fabrique est Française, elle fait aussi des justaucorps pour les gymnastes. Nous en avons un par thème. Pour le maquillage, chaque maillot a sa panoplie adaptée. Tout est waterproof, même le démaquillant.

La coiffe aussi est assortie au maillot. La confection du chignon est une étape à part entière de la préparation. En plus des pinces, nous étalons sur les cheveux une pâte à base d’eau bouillante et de gélatine alimentaire. Cela permet de fixer les cheveux pour que les mèches rebelles ne viennent pas troubler notre ballet. L’odeur n’est pas très agréable, la préparation est gluante et à tendance à coller. Mais nous finissons par nous y habituer.

Je mets une heure pour me maquiller et me coiffer. Cette étape fait monter le stress, c’est le moment où je sens que la compétition est proche. J’ai la boule au ventre.Le ballet peut débuter. »

Propos recueillis par Méryll Boulangeat @Meryll_B

Photos : Emmelieke Odul

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Noémie Balthazard (Gymnastique Rythmique) : Dans mon sac de sport #3

Vous allez découvrir au fil du temps une série de photographies qui mettent en lumière les espoirs français de Rio sous un angle…différent ! Les sportifs se mettent à nu en nous dévoilant l’intérieur de leur sac de sport. Objet banal en soi, son contenu peut révéler bien des surprises sur son ou sa propriétaire, en fonction de sa discipline et de sa personnalité. Dans la construction de sa performance, l’athlète a un rituel de préparation qui lui est propre. Les objets, font partie intégrante de ce rituel. Des petits trésors, des petites histoires qui pour la première fois sont partagés.

Du haut de ses 20 ans, Noémie Balthazard fait partie de l’Equipe de France de Gymnastique Rythmique depuis six ans. Avec son équipe, elle disputera, dans deux jours, les Championnats du monde, à Izmir en Turquie. L’occasion de découvrir l’intérieur de son sac de sport. Un sac de fille, à l’image du sport qu’elle pratique, glamour, brillant et coloré.  À travers Noémie, plongez dans l’univers si particulier de la GR. Ainsi, elle nous présente un objet plutôt insolite ainsi  qu’un autre dont l’histoire restera mystérieuse.

Dans le sac de sport de Noémie Balthazar : massues, barrettes, pomme de pain et pierre porte-bonheur, justaucorps, rouge à lèvres, serviette de transpiration, demi-pointes, gel coiffant, colle Satien, Vitamine C.

Dans le sac de sport de Noémie Balthazard : massues, barrettes, pomme de pain et pierre porte-bonheur, justaucorps, rouge à lèvres, serviette de transpiration, demi-pointes, gel coiffant, colle Satien, Vitamine C.                                              Crédit Photo/Emmelieke Odul

 

« Dans mon sac de compétition j’ai toujours mes deux porte-bonheur : une pierre qui brille et une pomme de pin. Si je les oublie ? Je ne suis pas trop superstitieuse mais… Je ne les oublie pas. Je vous raconte l’histoire de la pomme de pin mais celle de la pierre restera secrète. Cette pomme de pin date de mon ancienne équipe, celle des Jeux olympiques de Londres. Nous passions beaucoup de temps à l’intérieur. Nous l’avons ramassée sur le chemin du gymnase en nous disant qu’elle allait nous aider. Ce serait notre petit côté « nature ». Nous avons fait un super entraînement ce jour-là. Depuis je l’ai toujours avec moi.

Il y a aussi de la vitamine C dans mon sac, pour les petits coups de mou entre les deux passages.

La gymnastique rythmique est un sport esthétique. Le maquillage est indispensable. Le rouge à lèvre que l’on choisit a une importance capitale. Il doit être rouge. Il donne une touche féminine mais, surtout, il faut qu’on le voie de loin, qu’il ressorte. C’est important vis-à-vis des juges. Nous nous maquillons et nous coiffons seules.

Outre le maquillage et la coiffure, nous avons une tenue spécifique pour les représentations : deux justaucorps que nous gardons à peu près un an et demi. L’entraînement se fait en collant et en short. Mettre un « justau », comme on dit dans le jargon, n’est pas toujours très pratique. Il se déplace à chaque mouvement. Pour qu’il reste en place, nous utilisons de la colle Satien. Entre nous, nous appelons ça de la « colle-à-cul » ! Nous en appliquons sur la peau et le justau ne bouge plus, nous sommes tranquilles !

Nous utilisons ce justau avec les massues. Ils sont faits sur-mesure par une couturière d’origine bulgare, comme notre entraîneur. Les ailes de papillon font références à la musique utilisée pendant notre enchaînement : « Butterfly and Hurricanes » de Muse. Le nombre de strass est calculé. Sur celui-là, il y a 3500 Swarovsky. Avec la main-d’œuvre, c’est ce qui coûte le plus cher. Le tissu, lui, est abordable. Pour ce justau il faut compter environ 500 €.

Je prépare toujours mon sac la veille. Dans le groupe, nous avons toutes le même. Nous l’avions reçu pour les championnats du monde à Montpellier en 2011… La plus belle compétition de notre vie pour l’instant. »

Propos recueillis par Méryll Boulangeat @Meryll_B

Photos : Emmelieke Odul

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Marcus Gévia (Boxe anglaise) : Dans mon sac de sport #2

Vous allez découvrir au fil du temps une série de photographies qui mettent en lumière les espoirs français de Rio sous un angle…différent ! Les sportifs se mettent à nu en nous dévoilant l’intérieur de leur sac de sport. Objet banal en soi, son contenu peut révéler bien des surprises sur son ou sa propriétaire, en fonction de sa discipline et de sa personnalité. Dans la construction de sa performance, l’athlète a un rituel de préparation qui lui est propre. Les objets, font partie intégrante de ce rituel. Des petits trésors, des petites histoires qui pour la première fois sont partagés.

A 19 ans, Marcus Gévia est déjà triple champion de France de boxe anglaise. Membre de l’équipe de France, il participait ce week-end aux championnats du monde universitaires, en Russie,  où il a décroché la médaille d’argent. Un titre mondial qui s’ajoute au palmarès du jeune Réunionnais. Une marche de plus vers son ultime rêve : Rio 2016. D’ici là, il nous a offert la possibilité de s’immiscer dans son sac de sport.

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Dans le sac de sport de Marcus Gévia : Gants, casque, coquille, vaseline, cœur en mousse, photo de son neveu.

« L’objet qui a la plus grosse valeur sentimentale dans mon sac est la photo de mon neveu. Il me l’avait donnée avant les championnats du monde en 2012. Au dos, il est inscrit : Pour mon champion. Ma sœur a ajouté : dans le K.O il n’y a pas d’injustice. Avant mon combat je regarde cette photo plusieurs fois. Ma famille tiens une place très importante dans ma vie. Elle est un de mes piliers. J’ai aussi un cœur en mousse offert par ma copine.

Parmi mon matériel, une coquille. Le jour où j’ai cassé la mienne, le pôle France m’a donné celle-là. Elle est spéciale, c’est presque une relique. Elle appartenait à Brahim Asloum (champion olympique et champion du monde, ndlr). En combat officiel je ne peux pas la porter, c’est trop gros. Pour le casque, c’est la même chose. Depuis que les règles ont changé nous n’avons plus le droit de nous protéger la tête pendant les compétitions. Des casques, j’en ai plusieurs, de différentes couleurs. Bleu, noir ou rouge. Les gants, c’est la même chose.

Dans mon sac de boxeur, on trouve aussi de la vaseline. C’est de la crème très grasse. Nous en appliquons sur le visage pour que les coups des adversaires glissent sur la peau. Nous avons une limite à ne pas dépasser. Si l’arbitre juge qu’il y en a trop, il nous demande d’en enlever. Sinon, le spectacle et le combat perdent de leur intérêt. Quand mon entraîneur applique la vaseline sur mon visage, je sens que je vais monter sur le ring, que je vais bientôt boxer. L’adrénaline monte. Ce moment n’est pas anodin, il fait partie de mon rituel.

Je dois avouer que je suis un garçon plutôt bordélique et tête en l’air. Mais avec mes affaires de boxe je suis très rigoureux. Il est rare que j’oublie quelque chose. »

Propos recueillis par Méryll Boulangeat @Meryll_B

Photos : Emmelieke Odul

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Simon Casse (Pentathlon) : Dans mon sac de sport #1

Vous allez découvrir au fil du temps une série de photographies qui mettent en lumière les espoirs français de Rio sous un angle…différent ! Les sportifs se mettent à nu en nous dévoilant l’intérieur de leur sac de sport. Objet banal en soi, son contenu peut révéler bien des surprises sur son ou sa propriétaire, en fonction de sa discipline et de sa personnalité. Dans la construction de sa performance, l’athlète a un rituel de préparation qui lui est propre. Les objets, font partie intégrante de ce rituel. Des petits trésors, des petites histoires qui pour la première fois sont partagés.

Simon Casse, 22 ans, est pentathlète et membre de l’équipe de France. Aujourd’hui, il dispute, à Varsovie (Pologne), sa première finale de Championnats du Monde. Pour « Le sport entre les lignes », il a ouvert son sac de sport. Un petit bout d’intimité dévoilée.

Le sac de Simon Casse : pistolet dans son étui avec tournevis et cahier d’entraînement, masque, lunettes de piscine, cravate, épée, chevillière, pâtes de fruits, chaussures d’escrime ».                                                                                                        Crédit photo : Emmelieke Odul

« Ma cravate ? Je l’ai depuis que j’ai 10 ans lorsque j’ai commencé les concours d’équitation. Dessus, il y a un élastique. C’était pour me faciliter la tâche quand j’étais petit. Je perdais trop de temps à faire mon nœud de cravate. Aujourd’hui j’ai grandi mais je l’utilise toujours! Je dois être le seul pentathlète avec ce système.

Parmi tous ces objets, il y en a un plus petit que les autres mais tout aussi important : mon tournevis. Il me sert pour changer la tête de pointe (le bout de l’épée, ndlr)  quand elle est usée. C’est ce qui me permet de valider une touche. Un signal lumineux est envoyé aux juges lorsqu’il y a contact avec l’adversaire. Mes lames ont une durée de vie de trois mois environ. Elles se tordent et se cassent.

Dans mon sac, je trimbale aussi tout le temps mon cahier d’entraînement. Dedans, je note des mots clés et les corrections de mes entraîneurs. J’y inscris les séances qui se sont bien passées et les entraînements loupés. Avant la compétition, je relis quelques passages pour me souvenir et reproduire les bons gestes.

Autre objet qui me suivra sûrement toute ma carrière : mon pistolet laser. Les batteries se rechargent un peu comme un ordinateur à l’aide de ce qui se rapproche plus ou moins à un câble USB.

Je prends aussi ma chevillère. L’année dernière, je me suis fait une rupture du ligament intérieur de la cheville droite. Depuis, je garde toujours mon attelle dans mon sac… Au cas où.

Tout ce matériel, lourd et encombrant, n’est pas évident à transporter. Quand nous prenons l’avion, il faut bien calculer pour ne pas avoir d’excédent de voyage. Un vrai casse-tête!  »

Propos recueillis par Méryll Boulangeat @Meryll_B

Photo : Emmelieke Odul @EmmeOdul

 

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