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Le sport entre les lignes déménage ! Mais pas de panique : même rédacteur, même design, même graphique…vous ne serez pas perdu !

A partir d’aujourd’hui, pour lire les nouveaux articles, rendez-vous sur le site de L’Equipe ! Le blog est désormais hébergé par le célèbre site sportif !

Le sport entre les lignes

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Quand les journalistes sautent à la perche

C’est une histoire qui a commencé en mars 1999 à Maebashi, au Japon. Autour d’une bière (ou de plusieurs) : deux journalistes, un entraîneur d’athlétisme et une idée. L’entraîneur n’est autre que Maurice Houvion. Il a accompagné le champion olympique de saut à la perche (1996), Jean Galfione, pendant toute sa carrière. Les journalistes : Marc Ventouillac de L’Equipe et Stéphane Ghazarian de l’AFP. Les deux confrères se sont déplacés au Japon pour couvrir les Championnats du monde d’athlétisme en salle. De cette soirée naîtra une idée : Maurice Houvion fera sauter les journalistes à la perche. Pour Marc Ventouillac, qui écrit sur la perche depuis 1985 : « le but de l’exercice était de savoir ce que ça faisait de sauter à la perche. Mais pas seulement. C’était aussi un moment de convivialité et l’occasion de s’amuser ».

Quelques semaines plus tard, de retour en France, à Paris, les apprentis perchistes se retrouvent à l’INSEP (Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance) pour une séance avec coach Houvion. Marc Ventouillac et Stéphane Ghazarian convient quelques journalistes supplémentaires. « Pour la première séance nous étions une dizaine », confie Marc Ventouillac. L’initiation est un succès et les « rendez-vous » perches se multiplient. Depuis 15 ans deux à trois séances sont organisées chaque année.

Marc Ventouillac se prépare à sauter

Marc Ventouillac se prépare à sauter

Jean-Christophe Bassignac, journaliste à L'Equipe en pleine action

Jean-Christophe Bassignac, journaliste à L’Equipe en pleine action

Maurice Houvion, 80 ans aujourd’hui (le 4 juillet), met toujours autant de dynamisme à l’ouvrage pour faire évoluer les « journalistes sauteurs ». Petit à petit le cercle des convives s’élargit : « il n’y a plus seulement des journalistes qui viennent sauter à la perche, explique Marc Ventouillac, seul rescapé de la première édition. Avec le temps, j’ai repris le relais organisation tout seul. Quand je vois des journalistes ou des amis intéressés pour venir sauter à la perche, je les invite ».

Jean-Claude Perrin s'occupe de l'échauffement et des étirements

Jean-Claude Perrin s’occupe de l’échauffement et des étirements

Depuis 2005, un autre entraîneur de légende à rejoins le cercle des « journalistes sauteurs » : Jean-Claude Perrin, alias « Bill ». L’ex-entraineur de Pierre Quinon (champion olympique de saut à la perche en 1984) est chargé de l’échauffement. Un rôle qu’il prend très au sérieux : course à pied, exercices aussi divers que variés et pour finir les traditionnels abdominaux couplés de gainage. Le protocole d’échauffement terminé, les sauteurs en herbe se lancent sur le sautoir avec des techniques plus ou moins académiques sous les regards affutés des coachs Houvion et Perrin. Les conseils sont nombreux.

Les conseils de Maurice Houvion aux journalistes sauteurs en herbe

Les conseils de Maurice Houvion aux journalistes sauteurs en herbe

Une fois la séance de perche terminée, la joyeuse troupe attaque la seconde mi-temps. Toujours au même endroit : « Chez Walczak », un bistrot parisien qui a son charme, crée en 1951 par l’ancien boxeur Yanek Walczak, jadis rival de Marcel Cerdan.  Mais une fois que les perchistes foulent le pas de la porte, l’histoire reste plus discrète sur la suite de la journée…

Tout le groupe réuni à la fin de la séance

Tout le groupe réuni à la fin de la séance

Méryll Boulangeat

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A chaque sport ses habitudes alimentaires

Bien qu’il soit difficile les ranger dans des cases, des diététiciennes ont constaté chez les sportifs des comportements alimentaires différents en fonction des sports pratiqués. De grosses tendances se dégagent.

Photo et création : ABoul

Photo et création : Alizée Boulangeat

 

Sports à catégorie de poids

Les sports de combats sont très exigeants au point de vue nutritionnel. Pour Lucile, judokate, manger est « un plaisir… quand je ne suis pas au régime ! ». Comme elle, les sportifs à catégorie de poids doivent s’astreindre à une rigueur sans faille pour se maintenir à leur poids de compétition. Une rigueur qu’il leur est difficile de tenir au vue de la charge d’entrainement qu’ils s’imposent. « Après une grosse séance d’entraînement, raconte Lucile, j’ai envie de beaucoup manger, de manger quelque chose qui me fait plaisir, quitte à ne pas pouvoir finir ». La majorité de ces sportifs s’entrainent donc en surpoids et commencent à se soumettent à un régime très poussé à l’approche des compétitions.

Certains d’entre eux sont capables de perdre jusqu’à 10 kilos en une semaine. Pour cela, ils arrêtent de manger et de boire pendant plusieurs jours tout en continuant leurs entraînements quotidiens. Une fois la pesée de compétition effectuée, ils se ruent sur des encas et des boissons hydratantes…juste avant de monter sur le ring ou le tatami.

« Chez ces sportifs, c’est la politique du tout ou rien, raconte Véronique Rousseau, diététicienne à l’INSEP (Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance). Ils ne cherchent pas à optimiser leur poids pour être performant à l’entraînement. Il y a souvent des privations extrêmes à l’approche des compétitions, suivies de phases de compensations extrêmes.» Pour limiter cette trop grosse fluctuation de poids, la fédération française de boxe soumet ses sportifs à une pesée quotidienne avec un objectif à ne pas dépasser, au gramme près.

Sports esthétiques

Dans les sports esthétiques comme la gymnastique ou la natation synchronisée, la silhouette de l’athlète est l’élément principal. Le corps est au cœur de la performance et l’attention qui lui est consacrée est quotidienne. Les repas deviennent alors un enjeu considérable.

« Le repas était un de mes moments préférés, confie Noémie, gymnaste en équipe de France. Aujourd’hui, alors que je dois faire attention et me priver, c’est un moment moins agréable où la volonté doit l’emporter sur l’appétit. » Véronique Rousseau constate : « ils ont souvent l’impression d’être trop gros. La pression est très forte entre ces sportifs et avec les entraîneurs. Ils font une grosse fixation sur l’alimentation, qui reste souvent un tabou. Il est très difficile d’évoquer ce sujet avec eux. Un sentiment de culpabilité est souvent décelé chez ses sportifs, généralement gourmands ».

Sports d’endurances

Autre catégorie : celle des sports d’endurances. La diététicienne observe chez ces sportifs une tendance à « attribuer des vertus imaginaires à certains aliments. Ils pensent que l’énergie vient de la nourriture. La consommation de ces aliments est parfois démesurée ». Les athlètes accordent une grosse importance à la récupération et adaptent leur nourriture en conséquence, se concentrant sur une catégorie d’aliments en en délaissant d’autres, pourtant indispensables à un équilibre alimentaire.

Sports collectifs

Dans les sports collectifs, comme le volley ou le basket, les croyances alimentaires sont moins présentes, selon Véronique Rousseau. « La plupart du temps, les sportifs sont recrutés sur des critères morphologiques, explique-t-elle. Il n’y a pas de culture sportive forte. Ces sports sont donc moins marqués par l’alimentation.»

Dans les autres sports, la diététicienne estime qu’il est plus difficile de dégager des tendances. Amélie Fosse suit aussi des sportifs de haut niveau sur le plan diététique. Pour elle, il existe deux grands types de sportifs mangeurs : « les instinctifs et les détachés ».

Les sportifs « instinctifs »

Les mangeurs « instinctifs » entretiennent un rapport sain à la nourriture. Ils sont capables d’écouter leurs corps et de répondre à leur besoin. Amélie Fosse met en garde cette catégorie de sportifs qui « peuvent parfois se perdre avec tout ce qu’ils entendent de part et d’autre sur ce qu’il faut manger ou pas. Dans un environnement sportif, il est très difficile de rester un mangeur instinctif car les conseils et les recommandations nutritionnelles sont omniprésentes. »

Les sportifs « détachés »

Ces sportifs mangent pour « alimenter la machine ».  Ils laissent le facteur émotionnel de côté et ne sont focalisés que sur la performance. « Les sportifs « détachés» se font toujours rattraper. Ils finissent par compenser leurs privations par une abondance de nourriture sur la période qui suit », explique Amélie Fosse.

Même si il est difficile de généraliser, les sportifs peuvent être trahis par leurs assiettes et leurs petites habitudes alimentaires  sont loin d’être anodines.

Méryll Boulangeat

@Meryll_B

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A chaque sport ses habitudes alimentaires

Bien qu’il soit difficile les ranger dans des cases, des diététiciennes ont constaté chez les sportifs des comportements alimentaires différents en fonction des sports pratiqués. De grosses tendances se dégagent. Article à lire ici

Photo et création : ABoul

Photo et création : ABoul

Méryll Boulangeat

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Manger, un plaisir de sportif !

« La nourriture c’est sacré ! » C’est Marcus, boxeur en équipe de France, qui l’affirme les yeux remplis de gourmandises. Ce n’est pas Noémie, qui représente la France en gymnastique rythmique, qui va dire le contraire : « j’adore manger, je suis hyper gourmande et ça depuis toujours  ». Ni Margaux, membre de l’équipe de France de natation synchronisée, qui considère son rapport à la nourriture comme « fusionnel ».

Les athlètes de haut niveau entretiennent un rapport particulier avec les aliments. Une relation « sacrée », presque obsessionnelle qui dépasse le facteur physique. Pour certains, le moment des repas devient un moment privilégié et attendu alors que pour d’autres c’est une épreuve. La nourriture est dans la tête de chaque sportif un moment à part. Un besoin autant qu’une envie.

Pour Isabelle Touffait, préparatrice mentale et sophrologue, « il y a un vrai lien entre les sportifs et ce qu’il y a dans leurs assiettes. Les sportifs aiment manger et possèdent une vraie curiosité culinaire, continue-t-elle. Cela peut venir du fait que les sportifs voyagent beaucoup et sont en contact avec de nombreuses cultures. Ils développent ainsi un palet différent des personnes qui sont moins en déplacement. » Le gout devient alors un facteur de plaisir. Un constat survenu après de nombreuses années de collaboration au près de sportifs de haut niveau.Lorsqu’elle utilise la sophrologie, elle demande aux personnes qui la consultent de choisir une « image ressource ». Un lieu, une couleur ou une image qui les apaise, les calme. Au fil du temps, elle s’est rendu compte que seuls les sportifs choisissaient une image en rapport avec l’alimentation.

Un autre détail a surpris Mme Touffait : quand elle demande aux sportifs de définir les points qui les emmèneraient, selon eux, vers la performance, elle s’est aperçue que « de nombreux sportifs citaient la nourriture… parfois avec une importance démesurée par rapport aux autres éléments cités. »

Le sportif est soumis à de fortes exigences. Pour être performant, il doit répondre aux contraintes exercées par son environnement. Entraînement, récupération, sélections, compétitions…. Les pressions sont permanentes. Tout est contrôlé et évalué par des personnes dont il dépend (entraîneur, préparateur physique, préparateur mentale, sélectionneur…). Pour Véronique Rousseau, diététicienne à l’INSEP (Institut Nationale du Sport, de l’Expertise et de la Performance), « la nourriture est un des seuls moments de liberté pour le sportif. Il fait ses choix, il est autonome. Lui seul contrôle son assiette ». Une autonomie qui peut finir par tourner à l’obsession.  Dans le cas des régimes par exemple : « plus on pense à ne pas manger plus on a envie de manger, rappelle Madame Rousseau ». L’esprit est centré sur l’interdit : la nourriture.

Marjorie Brun est kinésithérapeute du sport. Pour elle, « chaque sportif a son petit truc -pomme, chocolat, barres énergétiques…- qu’il croit efficace mais qui est  parfois à l’opposé de ce qu’il faudrait faire. Ces croyances sont un moyen pour l’athlète d’installer un rituel. Rituel essentiel pour la compétition car il met le sportif en confiance. Par la nourriture, il se crée un certain confort, une habitude qui vise à le rassurer ».

Une idée renforcée par Isabelle Touffait qui intègre la nourriture dans le rituel de préparation de l’athlète. « Dans les sports où le poids est important, la nourriture est intégrée à  la routine de préparation de la compétition. Par exemple, en biathlon, le petit déjeuner et le repas de la veille sont calculés, minutés, réfléchis.» Un gage de confiance. Pour pallier à l’inconnu. Pour rassurer.

Pour Véronique Rousseau, la nourriture s’inscrit aussi dans une dimension sociale pour les athlètes. « C’est un moment relatif à l’enfance, à la culture familiale », explique-t-elle. Souvent en déplacement, les sportifs sont séparés de leurs proches et de l’univers dans lequel ils ont grandit. La nourriture permet de garder un contact avec ses origines.

« C’est aussi un moment de partage », renchérit Madame Rousseau. Un avis approuvée par Ophélie David, championne de skicross : « ces moments autour de la table sont relaxants car on peut discuter, rigoler, échanger. C’est très important socialement, surtout dans un groupe. »

Pour performer, se faire plaisir, s’évader ou bien se rassurer, aucun doute : pour le sportif,  « la nourriture c’est sacré ! « .

Méryll Boulangeat

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Manger, un plaisir de sportif !

« La nourriture c’est sacré ! » C’est Marcus, boxeur en équipe de France, qui l’affirme les yeux remplis de gourmandises. Ce n’est pas Noémie, qui représente la France en gymnastique rythmique, qui va dire le contraire : « j’adore manger, je suis hyper gourmande et ça depuis toujours  ». Ni Margaux, membre de l’équipe de France de natation synchronisée, qui considère son rapport à la nourriture comme « fusionnel ».

Les athlètes de haut niveau entretiennent un rapport particulier avec les aliments. Une relation « sacrée », presque obsessionnelle qui dépasse le facteur physique. Pour certains, le moment des repas devient un moment privilégié et attendu alors que pour d’autres c’est une épreuve. La nourriture est dans la tête de chaque sportif un moment à part. Un besoin autant qu’une envie.

Pour Isabelle Touffait, préparatrice mentale et sophrologue, « il y a un vrai lien entre les sportifs et ce qu’il y a dans leurs assiettes. Les sportifs aiment manger et possèdent une vraie curiosité culinaire, continue-t-elle. Cela peut venir du fait que les sportifs voyagent beaucoup et sont en contact avec de nombreuses cultures. Ils développent ainsi un palet différent des personnes qui sont moins en déplacement. » Le gout devient alors un facteur de plaisir. Un constat survenu après de nombreuses années de collaboration au près de sportifs de haut niveau.Lorsqu’elle utilise la sophrologie, elle demande aux personnes qui la consultent de choisir une « image ressource ». Un lieu, une couleur ou une image qui les apaise, les calme. Au fil du temps, elle s’est rendu compte que seuls les sportifs choisissaient une image en rapport avec l’alimentation.

Un autre détail a surpris Mme Touffait : quand elle demande aux sportifs de définir les points qui les emmèneraient, selon eux, vers la performance, elle s’est aperçue que « de nombreux sportifs citaient la nourriture… parfois avec une importance démesurée par rapport aux autres éléments cités. »

Le sportif est soumis à de fortes exigences. Pour être performant, il doit répondre aux contraintes exercées par son environnement. Entraînement, récupération, sélections, compétitions…. Les pressions sont permanentes. Tout est contrôlé et évalué par des personnes dont il dépend (entraîneur, préparateur physique, préparateur mentale, sélectionneur…). Pour Véronique Rousseau, diététicienne à l’INSEP (Institut Nationale du Sport, de l’Expertise et de la Performance), « la nourriture est un des seuls moments de liberté pour le sportif. Il fait ses choix, il est autonome. Lui seul contrôle son assiette ». Une autonomie qui peut finir par tourner à l’obsession.  Dans le cas des régimes par exemple : « plus on pense à ne pas manger plus on a envie de manger, rappelle Madame Rousseau ». L’esprit est centré sur l’interdit : la nourriture.

Marjorie Brun est kinésithérapeute du sport. Pour elle, « chaque sportif a son petit truc -pomme, chocolat, barres énergétiques…- qu’il croit efficace mais qui est  parfois à l’opposé de ce qu’il faudrait faire. Ces croyances sont un moyen pour l’athlète d’installer un rituel. Rituel essentiel pour la compétition car il met le sportif en confiance. Par la nourriture, il se crée un certain confort, une habitude qui vise à le rassurer ».

Une idée renforcée par Isabelle Touffait qui intègre la nourriture dans le rituel de préparation de l’athlète. « Dans les sports où le poids est important, la nourriture est intégrée à  la routine de préparation de la compétition. Par exemple, en biathlon, le petit déjeuner et le repas de la veille sont calculés, minutés, réfléchis.» Un gage de confiance. Pour pallier à l’inconnu. Pour rassurer.

Pour Véronique Rousseau, la nourriture s’inscrit aussi dans une dimension sociale pour les athlètes. « C’est un moment relatif à l’enfance, à la culture familiale », explique-t-elle. Souvent en déplacement, les sportifs sont séparés de leurs proches et de l’univers dans lequel ils ont grandit. La nourriture permet de garder un contact avec ses origines.

« C’est aussi un moment de partage », renchérit Madame Rousseau. Un avis approuvée par Ophélie David, championne de skicross : « ces moments autour de la table sont relaxants car on peut discuter, rigoler, échanger. C’est très important socialement, surtout dans un groupe. »

Pour performer, se faire plaisir, s’évader ou bien se rassurer, aucun doute : pour le sportif,  « la nourriture c’est sacré ! « .

Méryll Boulangeat

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