Archives de Catégorie: Athlétisme

UTMB, marée humaine !

L’UTMB (ultra trail du Mont-Blanc) est reconnu dans le monde entier. Le départ de ses 171 kilomètres de trail est toujours un moment intense. Reportage. Par Méryll Boulangeat (à Chamonix).

CP/ Méryll B.

Le ciel est gris. L’air frais de fin de journée commence à tomber sur le village de Chamonix. Personne ne semble s’en plaindre ou s’en soucier. Tous les regards, et ils sont nombreux dans la station en cette fin de journée de septembre, sont tournés vers l’arche de départ qui a installé ses quartiers, pendant quelques jours, dans la Mecque de l’alpinisme et de la montagne. En gros, on peut lire UTMB. Le départ de la célèbre course internationale de trail sera donné d’ici quelques minutes. Petit à petit Lire la suite

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Erwan Benech (Athlétisme) : Dans mon sac de sport #5

Vous avez découvert au fil du temps une série de photographies qui mettent en lumière les espoirs français de Rio sous un angle…différent ! C’est l’heure du cinquième épisode. Les sportifs se mettent à nu en nous dévoilant l’intérieur de leur sac de sport. Objet banal en soi, son contenu peut révéler bien des surprises sur son ou sa propriétaire, en fonction de sa discipline et de sa personnalité. Dans la construction de sa performance, l’athlète a un rituel de préparation qui lui est propre. Les objets, font partie intégrante de ce rituel. Des petits trésors, des petites histoires qui, pour la première fois, sont partagés.

Champion de France espoir sur la distance du 1 500 mètres, dimanche dernier, Erwan Benech a ajouté un quatrième titre tricolore a son palmarès. L’athlète, qui s’entraîne à l’INSEP, rêve ouvertement de Rio. Avec ce titre, il se rapproche un peu plus de son objectif. Aujourd’hui, il nous ouvre les portes de son intimité en dévoilant l’intérieur de son sac de sport où se cachent bien des surprises…

Dans le sac de sport d'Erwan Benech : Tee-shirt, jogging, chronomètre, coupe-vent, armonica, lecteur mp3, tongs brésiliennes. Crédit Photo/Emmelieke Odul

Dans le sac de sport d’Erwan Benech : Tee-shirt, jogging, chronomètre, coupe-vent, armonica, lecteur mp3, tongs brésiliennes. Crédit Photo/Emmelieke Odul

« Le contenu de mon sac de sport est assez simple. J’aime bien être assorti quand je vais courir. Je me sens bien et je trouve que c’est la classe. Mon sponsor m’envoie deux cartons de vêtements par an. Les couleurs changent en fonction des saisons. J’ai une fiche à remplir sur laquelle je note ce que je veux.

Dans ces fameux cartons, on retrouve les indispensables : Lire la suite

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Quand les journalistes sautent à la perche

C’est une histoire qui a commencé en mars 1999 à Maebashi, au Japon. Autour d’une bière (ou de plusieurs) : deux journalistes, un entraîneur d’athlétisme et une idée. L’entraîneur n’est autre que Maurice Houvion. Il a accompagné le champion olympique de saut à la perche (1996), Jean Galfione, pendant toute sa carrière. Les journalistes : Marc Ventouillac de L’Equipe et Stéphane Ghazarian de l’AFP. Les deux confrères se sont déplacés au Japon pour couvrir les Championnats du monde d’athlétisme en salle. De cette soirée naîtra une idée : Maurice Houvion fera sauter les journalistes à la perche. Pour Marc Ventouillac, qui écrit sur la perche depuis 1985 : « le but de l’exercice était de savoir ce que ça faisait de sauter à la perche. Mais pas seulement. C’était aussi un moment de convivialité et l’occasion de s’amuser ».

Quelques semaines plus tard, de retour en France, à Paris, les apprentis perchistes se retrouvent à l’INSEP (Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance) pour une séance avec coach Houvion. Marc Ventouillac et Stéphane Ghazarian convient quelques journalistes supplémentaires. « Pour la première séance nous étions une dizaine », confie Marc Ventouillac. L’initiation est un succès et les « rendez-vous » perches se multiplient. Depuis 15 ans deux à trois séances sont organisées chaque année.

Marc Ventouillac se prépare à sauter

Marc Ventouillac se prépare à sauter

Jean-Christophe Bassignac, journaliste à L'Equipe en pleine action

Jean-Christophe Bassignac, journaliste à L’Equipe en pleine action

Maurice Houvion, 80 ans aujourd’hui (le 4 juillet), met toujours autant de dynamisme à l’ouvrage pour faire évoluer les « journalistes sauteurs ». Petit à petit le cercle des convives s’élargit : « il n’y a plus seulement des journalistes qui viennent sauter à la perche, explique Marc Ventouillac, seul rescapé de la première édition. Avec le temps, j’ai repris le relais organisation tout seul. Quand je vois des journalistes ou des amis intéressés pour venir sauter à la perche, je les invite ».

Jean-Claude Perrin s'occupe de l'échauffement et des étirements

Jean-Claude Perrin s’occupe de l’échauffement et des étirements

Depuis 2005, un autre entraîneur de légende à rejoins le cercle des « journalistes sauteurs » : Jean-Claude Perrin, alias « Bill ». L’ex-entraineur de Pierre Quinon (champion olympique de saut à la perche en 1984) est chargé de l’échauffement. Un rôle qu’il prend très au sérieux : course à pied, exercices aussi divers que variés et pour finir les traditionnels abdominaux couplés de gainage. Le protocole d’échauffement terminé, les sauteurs en herbe se lancent sur le sautoir avec des techniques plus ou moins académiques sous les regards affutés des coachs Houvion et Perrin. Les conseils sont nombreux.

Les conseils de Maurice Houvion aux journalistes sauteurs en herbe

Les conseils de Maurice Houvion aux journalistes sauteurs en herbe

Une fois la séance de perche terminée, la joyeuse troupe attaque la seconde mi-temps. Toujours au même endroit : « Chez Walczak », un bistrot parisien qui a son charme, crée en 1951 par l’ancien boxeur Yanek Walczak, jadis rival de Marcel Cerdan.  Mais une fois que les perchistes foulent le pas de la porte, l’histoire reste plus discrète sur la suite de la journée…

Tout le groupe réuni à la fin de la séance

Tout le groupe réuni à la fin de la séance

Méryll Boulangeat

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Vague verte à Paris

Marathon de Paris 2014

Marathon de Paris 2014

Sur les Champs-Elysées, en ce début d’après-midi, des hommes et des femmes vêtus de ponchos verts, se mêlent aux promeneurs du dimanche. A droite, à gauche, devant, derrière, ils sont partout, à l’image d’une tribu.  La plupart d’entre eux boitent, grimacent. Ils vont dans des directions différentes. Plus tard, ils s’engouffreront dans des bouches de métro pour en ressortir aux quatre coins de Paris. Pour comprendre ce phénomène, il faut les observer un moment pour finir par voir qu’ils arrivent tous du même endroit. En approchant de l’avenue Foch, les hommes et les femmes en vert se font de plus en plus nombreux. On peut lire sur leur coupe-vent : « Marathon de Paris ». Le mystère est levé.

Les hommes en verts sur les Champs-Élysées

Vague verte sur les Champs-Élysées

Ils étaient 42 000 coureurs à prendre le départ de la 38ème édition. 42, 195 kilomètres de course à pied à travers la capitale française. Cette aventure est l’occasion pour certains coureurs d’afficher (via un tee-shirt, une pancarte ou un autocollant) leur soutient à une cause (combat contre le cancer, leucémie, maladies cardiovasculaires…). D’autres, comme Bruno, défendent une cause plus personnelle. Les 42 kilomètres, il les a couru avec une pancarte adressée à sa bien-aimée : « Sandra je t’aime. Epouse-moi ! ». Le caractère sportif n’était pas suffisant pour certains, ils ont ajouté du piment à leur performance. Ainsi, il a fallu 6 h 32 à un rhinocéros pour arriver au bout du parcours. Sur sa route, il a croisé, entre autres : Un Superman, une grosse tasse à café et un Super Mario. Difficile, en effet, de se retrouver seul pendant la course. Il y a des sportifs partout, comme si le peloton était infini. Du monde, des routes barrées, des supporters massés sur les bas-côtés mais aussi de la musique. Les groupes, les troupes et les artistes se succèdent. Les coureurs passent d’un univers musical à un autre. Djembé, trompette, guitare, tambours.  Les pas se succèdent, les rythmes aussi.

Groupe de musiciens dans le bois de Vincennes

Groupe de musiciens dans le bois de Vincennes

Des musiciens dans les rues parisiennes

Des musiciens dans les rues parisiennes

Quand l’effort se fait difficile, la musique ne suffit plus à apaiser les corps fatigués. C’est là qu’interviennent les stands de ravitaillement. Dispersés le long du parcours, de généreux bénévoles offrent bananes, oranges et bouteilles d’eau aux sportifs transpirants. Des mets qu’ils ont préparés : Couper les bananes, diviser les oranges en quartiers, déboucher les bouteilles. Depuis 6 h 30 du matin, ils sont au garde-à-vous, prêt à distribuer les victuailles. L’estomac rassasié et les corps réhydratés, les coureurs jettent leurs déchets dans des grosses poubelles, transformées en cibles pour l’occasion, sur lesquels on peut lire « Je cours, je bois, je trie ». Plusieurs fois dans la journée, un camion benne passe les vider. Lorsque ces grosses poubelles sont manquantes, les coureurs laissent tomber leurs bouteilles vides par terre. Une nouvelle mélodie se mêle alors à la fête : Celle des pas écrasant les bouteilles en plastiques.

Les bénévoles pendant le ravitaillement

Les bénévoles pendant le ravitaillement

Container sur le bord de la route pour jeter les bouteilles vides

Une « poubelle-cible » sur le bord de la route pour jeter les bouteilles vides

Les coureurs au milieu des bouteilles en plastique vides

Les coureurs au milieu des bouteilles en plastique vides

Les spectateurs sont massés le long du parcours. Perchée sur les bords de la Seine, une jeune femme d’une trentaine d’année encourage les sportifs en contre bas: « allez les gars, vous êtes des stars ! ». Pancartes et banderoles en main, les supporters sont venus nombreux soutenir leurs proches. Un slogan résonne en boucle : « allez papa ! ».

 

les supporters encouragent les coureurs en contre-bas

les supporters encouragent les coureurs en contre-bas

Un supporter

Un supporter

Un pompier utilise les grands moyens pour rafraîchir les participants

Les kilomètres avancent, la fatigue se fait sentir. Sur le bord de la route des compétiteurs se sont arrêtés. Ils s’étirent ou se mettent de l’eau sur les articulations douloureuses. Quelques kilomètres plus tard, ils sont allongés, seuls ou accompagnés du SAMU. Ils évaluent les possibilités de continuer la course, d’atteindre leur objectif. Puis l’arrivée se distingue, les cris, les bruits sont plus intense. La ligne franchie, les hommes et les femmes reçoivent une médaille et un poncho…vert ! Dans l’aire d’arrivée, embrassades et félicitations. Difficile de distinguer qui des proches ou des coureurs sont les plus fiers !

Les pompom girl accueillent les marathoniens à l'arrivée

Les pompom girl accueillent les marathoniens à l’arrivée

Sur les berges de la Seine

Sur les berges de la Seine

Les supporters encouragent les coureurs qui passent sous le pont

Les supporters encouragent les coureurs qui passent sous le pont

 

Méryll Boulangeat

@Meryll_B

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Vague verte à Paris

Sur les Champs-Elysées, en ce début d’après-midi, des hommes et des femmes vêtus de ponchos verts, se mêlent aux promeneurs du dimanche. A droite, à gauche, devant, derrière, ils sont partout, à l’image d’une tribu. La plupart d’entre eux boitent, grimacent. Ils vont dans des directions différentes. Plus tard, ils s’engouffrent dans des bouches de métro pour en ressortir aux quatre coins de Paris. Pour comprendre ce phénomène, il faut les observer un moment pour finir par voir qu’ils arrivent tous du même endroit.

En approchant de l’avenue Foch, les hommes et les femmes en vert se font de plus en plus nombreux. On peut lire sur leur coupe-vent : « Marathon de Paris ». Le mystère est levé… La suite de l’article ici

Vague verte sur les Champs-Élysées

Vague verte sur les Champs-Élysées

Marathon de Paris 2014

Marathon de Paris 2014

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Immersion dans le tourbillon médiatique de Renaud Lavillenie

Au septième étage du bâtiment du groupe multimédia L’Equipe, on attend un invité très spécial. Et pour cause, le centre des attentions n’est autre que Renaud Lavillenie. De retour d’Ukraine la veille seulement, la tournée médiatique du recordman de saut à la perche (6,16m) passe par les locaux de L’Equipe. Et tout le monde, ici, est au courant. Dans les couloirs, les premières infos commencent à circuler, elles traversent aisément les étages. On sait en temps et en heure où est le Champion Olympique. A 11h30, il serait, à priori, devant le bâtiment dans un taxi privé.

Ca tombe plutôt bien pour l’équipe qui s’occupe des archives puisque c’est l’heure « de descendre fumer une clope ». Les quatre acolytes observent la scène devant l’entrée principal du média : « on fumait une cigarette dans un coin. La copine de Renaud est sortie la première de la voiture aux vitres tintées dans laquelle ils se trouvaient. Puis Renaud a suivi, avec ses béquilles. » Un Renaud qui semblait « fatigué. Il avait les traits tirés, le sourire un peu crispé ». Elise, Jessica, Sophie et Pierre Nicolas ne sont pas les seuls à assister à l’arrivée du champion. « Il y avait une dizaine, une quinzaine de personnes. Il y avait même Antoine Deneriaz (ndlr : champion olympique de ski alpin en 2006) qui l’a félicité. Il y avait surtout des JRI (ndlr : journalistes reporters d’images), des photographes et des personnes de la rédaction. »

Parmi eux, des journalistes privilégiés vont le suivre pendant son marathon médiatique. Nicolas Herbelot est spécialisé en athlétisme et commente ses performances depuis des années pour le journal L’Equipe. Anne Odru, journaliste à L’Equipe 21, fait un reportage sur la folle course médiatique du champion : « je le suis depuis hier puisque j’étais à l’aéroport quand il est arrivé. Normalement j’étais en congé aujourd’hui mais quand on m’a demandé si je pouvais le suivre toute la journée, je n’ai pas réfléchi une seconde. Sacrifier une journée de repos pour suivre une légende ? Tu ne te poses même pas la question ! C’est l’occasion de partager la journée d’une légende, en plus dans ces moments-là, c’est génial. »

Nicolas Herbelot et Anne Odru

Nicolas Herbelot et Anne Odru

Accueilli par des journalistes, Renaud est ensuite escorté jusqu’à la conférence de rédaction. Un moment privilégié pour le sportif puisque c’est lors de cette réunion que les unes et les sujets traités dans le journal sont décidés. Renaud est convié à donner son avis. Les journalistes l’écoutent énumérer ce qu’il a aimé ou pas dans l’édition du jour. Il donne aussi son avis sur ce qui l’intéresse dans le quotidien et surtout ce qu’il a pensé des articles qui lui ont été consacrés. Il avoue d’ailleurs ne pas avoir eu le temps de tout lire. Pas étonnant puisque pas moins de quatre pages étaient consacrées à son exploit !

La conférence terminée, Renaud arrive au septième étage. L’Equipe 21. C’est l’effervescence dans le couloir. Tout le monde veut une photo avec Renaud. « Une photo avec lui c’est quand même la classe », avoue Jessica. Pas le temps pour Renaud de satisfaire toutes les demandes, il est déjà en retard.

Dix minutes au maquillage, à peine.  « C’est toujours un peu différent quand ce sont des personnalités, confie Cyril le coiffeur de la chaîne. Il y a plein de monde qui se précipite dans la loge avec des caméras et des appareils photos. Ils sont tout excités. Il faut toujours faire vite. Ils sont tellement sollicités  qu’ils ont peu de temps ». Dans la petite cabine, il y a aussi Nathalie, la maquilleuse, qui a l’habitude de s’occuper de personnalités.  Avant Renaud, le dernier qui est passé entre ses mains n’est autre que Jo Wilfried Tsonga. « Quand ils sont super connus, ça attire toujours les foules, raconte Nathalie. Nous, on essaye de discuter avec eux, de plaisanter un peu. Le maquillage, c’est le moment où ils peuvent se vider la tête, décompresser. On s’occupe d’eux, ils se laissent faire. Le fait qu’on les touche, qu’on ait un contact physique enlève un peu une barrière. La confiance se crée plus facilement. »

Renaud Lavillenie se fait coiffer avant l'émission

Renaud Lavillenie se fait coiffer avant l’émission

Renaud Lavillenie au maquillage

Renaud Lavillenie au maquillage

Tout le monde est en retard, il faut faire vite. « L’ingénieur son était à la bourre, raconte Anne Odru. Du coup, c’est moi qui ai équipé Renaud de son micro à deux minutes seulement de l’antenne. » Le champion entre sur le plateau. La course contre le temps s’arrête le temps du direct.

Renaud Lavillenie arrive sur le plateau

Renaud Lavillenie arrive sur le plateau de L’Equipe 21

Une fois l’édition spéciale « Renaud Lavillenie » à son terme, les couloirs sont à nouveaux en effervescences. Photos, autographes, félicitations… Tout le monde se presse pour vivre un moment privilégié aux côtés du champion. Une fois encore, ce ne sera que de courte durée car le perchiste est attendu pour une séance photo. Le timing de la journée est minuté. C’est ensuite au 8ème étage, dans la partie VIP du bâtiment, que Renaud entouré de sa compagne, son agent et des personnalités importantes de L’Equipe sont invités à déjeuner.

Autographes

Autographes

A peine le temps de souffler pour l’homme qui a sauté le plus haut du monde avec une perche ! Rassasiés, le marathon médiatique continue pour le clan Lavillenie toujours suivi de très près par la journaliste Anne Odru. Toujours en béquilles, toujours hyper sollicité, Renaud quitte le siège social de L’Equipe. La journée n’est pas terminée pour autant. Il a rendez-vous chez un de ses sponsors pour donner une conférence de presse. C’est sur le plateau du Grand Journal qu’il terminera sa journée.

Anne Odru l’affirme, « cette journée a été possible car il est blessé. Sinon, il aurait certainement suivi son frère et son entraineur à Clermont pour retourner à l’entraînement ». Après un tourbillon d’émotion, c’est bien un tourbillon médiatique qu’a subi Renaud Lavillenie…au plus grand bonheur de ses (nombreux) fans.

Méryll Boulangeat

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3 questions à Renaud LAVILLENIE

Photo dédicacée de Renaud Lavillenie

Photo dédicacée de Renaud Lavillenie

Un ascenseur et sept étages pour répondre à trois questions. C’est tout ce que j’ai pu obtenir de Renaud Lavillenie, le français le plus sollicité du moment. Et c’est déjà pas mal ! C’est entre deux rendez-vous médiatiques que le tout récent recordman du monde de saut à la perche (6,16m) a répondu à trois, des nombreuses, questions que j’avais envie de lui poser.

A quel moment avez-vous senti que ce saut serait historique ?

Dès que j’ai quitté le sol, pendant la phase ascensionnelle. Je savais que j’avais poussé très haut. On est constamment à la recherche de cette sensation.

Qu’est ce qui fait la différence entre ce saut ‘record du monde’ et un saut plus ‘normal’ ?

Ah bon parce que ce n’était pas un saut normal ? (sourire) Sans rire, j’ai pris une perche plus dure, c’est ce qui a fait la différence. Après, il ne suffit pas de changer de perche pour sauter plus haut. C’est un ensemble de choses à mettre en place. Avec cette perche, il faut être à 110% sinon ça ne pardonne pas. 110% au niveau de la vitesse sur la piste d’élan et au niveau du physique. Il faut trouver la bonne combinaison entre le choix de la perche et tous les éléments techniques à savoir la course, l’élan, le déco et le renversé. Tout doit être parfait, rien ne doit être laissé au hasard.

Champion du monde, Champion Olympique : après la performance il vous reste les médailles. Comment ça se passe pour un record du monde ? Matériellement qu’est ce qu’il vous reste de cette performance mondiale ?

Pour le moment, je n’ai rien. D’ici deux à trois semaines, je devrais recevoir un document officiel. Il faut juste le temps que la performance soit validée, c’est un peu long. En perche, sur toutes les compétitions, en plus des coupes ou des médailles, nous avons un document officiel. Un papier qui atteste notre performance du jour. Cette fois ci j’aurais un document spécial qui validera mon record du monde officiellement.

Propos recueillis par Méryll Boulangeat

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