Vendée Globe : Coulisses d’un jour de départ

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Pendant une semaine, retrouvez, chaque jour un article sur le Vendée Globe. Découvrez les coulisses de ce grand événement à travers des histoires, des acteurs et des hommes de l’ombre. Aujourd’hui vivez le départ de la course vue sous un autre angle.

Il est à peine 7 heures du matin quand les premiers mots sortent du micro dans le village du Vendée Globe. Aujourd’hui est un jour spécial, c’est le jour du départ. Les vingt-neuf navigateurs inscrits dans cette 8ème édition se préparent à prendre le large pour trois mois en mer. Sur les pontons tout le monde s’agite. En plus des bateaux de course, c’est tout le port de plaisance qui se prépare. Vedettes de passagers, zodiaques de sécurité, embarcations des teams, bateaux de commerce et plaisanciers attendent leur tour pour quitter le port et rejoindre la ligne de départ. Sur le ponton des Imoca l’ambiance est spéciale. L’heure des au revoir approche. Une savant mélange entre excitation et nostalgie. Un peu d’appréhension peut-être aussi. À partir de 8h30, les bateaux de course quittent le ponton un par un avant de se retrouver au large. Un départ toutes les quatre minutes, le timing est précis, la procédure cadrée.

En même temps, dans le port de pêche voisin, un autre ballet se joue. Loin du bruit des hélicoptères et du brouhaha du village éphémère du Vendée Globe, les journalistes et les autres privilégiés qui ont eu la chance d’avoir une place sur un bateau font la queue pour accéder à leur embarcation du jour. Drôle de bureaux que ces imposantes embarcations à moteur pouvant accueillir jusqu’à 250 passagers. Accréditations autour du cou, bracelets fluos fixés au poignet, les journalistes se hâtent pour trouver la meilleure place, le meilleur angle de vue. Pourtant, le bateau n’est pas encore prêt à partir. Une heure et demie d’attente avant de quitter le quai et de rejoindre le canal qui mène vers la grande bleue.

À droite et à gauche les spectateurs observent la sortie des bateaux munis, entre autre, de banderoles « bon vent », de cloches et de klaxons. Une haie d’honneur pour les navigateurs solitaires et les autres bateaux qui quittent le port. La terre ferme bien quittée, les journalistes massés dans la vedette Ogia se bousculent à droite puis à gauche selon les positions des bateaux de course qui se distinguent au loin.

Dans l’assemblée des gens râlent parce qu’ils attendent depuis trop longtemps ou qu’ils aimeraient être plus proche des bateaux ou encore parce qu’un de leur confrère les gênes pour prendre une photo. Au-dessus, les hélicoptères tournent. Deux, puis trois, puis quatre survolent la zone pour immortaliser ce moment. Les conditions météorologiques sont exceptionnelles. Beau temps, plan d’eau idéal. « On n’avait pas vu ça depuis au moins trois éditions », commente le coureur au large Nicolas Boidevezi, reconverti en animateur pour l’occasion.

L’heure du départ, 13h02, approche. Un passager allume sa radio VHF. Branché sur le canal 1 il entend la direction de course qui lance la procédure de départ. Sur le pont, on suit attentivement le décompte : 5, 4, 3, 2, 1, Go. La course est lancée. Les voiles sont hissées, les compétiteurs ultra-rapprochés. L’Ogia met les gazs pour rester au contact des voiliers. Les clac clac des appareils photos se mêlent aux bruits du moteur et des hélicoptères qui semblent de plus en plus nombreux. Sur l’eau, il y a des bateaux partout qui essaient de se frayer un chemin dans une mer agitée par leur activité. 70 000 personnes répartis entre 500 et 800 bateaux au large des Sables D’Olonne pour accompagner les marins, leur souhaiter bon vent pour cette aventure qui les attend. C’est un joyeux bazar.

Sacré contraste que ce dernier bain de foule avant de faire face à la solitude. Petit à petit les bateaux des spectateurs font demi tour, laissant les explorateurs des temps modernes seuls face à leur destin. La vedette Ogia, comme les autres embarcations, se met à tanguer. L’espace d’un instant le mal de mer s’installe sur certains visages. Malaise de courte durée, il est l’heure de rentrer au port pour les journalistes et les autres.

Le village et la salle de presse, vides le matin même, revivent à nouveau. France télévision y a installé un plateau de télévision. Une dernière soirée, un dernier moment de partage pour ceux qui restent avant que le port de plaisance d’Olona ne retrouve son rythme routinier. La station balnéaire des Sables d’Olonne, elle, attend maintenant le retour de ses héros.

Méryll Boulangeat

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