Coulisses de festivals

« Il y a une grosse logistique derrière ce projet », Séverine Beaudot, coordinatrice de l’événement en France.

Quand l’automne s’installe, que les feuilles colorées tombent des arbres, les fans de sports outdoors ont tendance à s’affoler. Déjà parce que c’est signe que la neige n’est plus très loin mais aussi parce que c’est la période où les festivals de films de sports sortent de leur hibernation. Escalade, ski, alpinisme, base jump, VTT, il y en a pour tous les goûts et partout. « Le début de saison approche, les gens commencent à penser à la neige et à la montagne, constate Thibaud Duchosal, organisateur du Winter Film Festival à Bourg St Maurice. Les équipes filment pendant la saison d’hiver et s’occupent de la post-production l’été. Les films sont donc prêts pour l’automne ».

Derrière ces moments riches en divertissements se cache souvent une logistique importante et bien rodée. C’est le cas de l’European Outdoor Film Festival (E.O.F.T), sponsorisé par Mammut et Gore Tex, qui fête sa quinzième tournée dans 14 pays européens : « En France, il y a une grosse logistique sur ce projet qui nous mobilise à l’année, explique Séverine Beaudot, coordinatrice de l’événement dans l’hexagone. Je suis en charge de la production du festival dans les pays francophones (France, Suisse, Belgique). Je gère les côtés technique et logistique, la réservation des salles de cinéma, les relations presse, les sportifs présents et tous les autres problèmes qui peuvent survenir. C’est assez intense comme travail. »

Le succès du festival (surtout en Allemagne où le public dépasse parfois les 10 000 spectateurs) passe par la sélection des films proposés. « Nous avons un mini jury en interne qui gère les sélections, détaille Séverine Beaudot. Comme le festival est européen, c’est essentiel de proposer des films internationaux. Notre chef sillonne les plus grands festivals du monde à la recherche de films qui correspondent à nos critères. Nous accordons beaucoup d’importance aux qualités des images, des textes mais aussi aux personnages. Nous souhaitons avant tout de belles histoires humaines. Quand les spectateurs sortent de la soirée nous avons envie qu’ils soient inspirés et motivés à relever des défis dans la nature.»

Pour Thibaud Duchosal, qui présente la première édition de son festival, les enjeux sont différents et les moyens mis en œuvre aussi. « Même si c’est un petit événement, l’organisation nous prend du temps. Nous sommes deux bénévoles à travailler dessus sans sponsors, ce qui rend les choses beaucoup plus compliquées. Pour la sélection, ce sont en général les producteurs qui envoient leur film. Dans notre cas, comme l’idée du festival a été tardive, j’ai moi-même contacté les producteurs. Ce qui ne nous empêche pas de diffuser tous types de glisse (ski, snowboard, télémark) dans tous les coins du monde (Iran, Kyrgystan, Islande, Groenland, Spitzberg, Japon). En tout, il y aura une trentaine de film et plus de 7 heures d’images ».

Des moyens aux antipodes, des films différents mais une volonté commune à tous les festivals : l’envie que les spectateurs passent un bon moment et se remplissent la tête de belles images et d’aventures exceptionnelles.

Méryll Boulangeat

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" Une trentaine de film et plus de 7 heures d'images sur deux jours", Thibaud Duchosal, organisateur du Winter Film Festival

« Une trentaine de film et plus de 7 heures d’images sur deux jours », Thibaud Duchosal, organisateur du Winter Film Festival.

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2 réflexions sur “Coulisses de festivals

  1. Mohamed Mabrouk dit :

    Excellent article d’automne !
    Je ne saurais oublier de vous dire que tout a été figé ici comme en France et nous avons été effrayés et traumatisés par les massacres commis à Paris la semaine dernière.
    Nous avons plus que jamais besoin de ce genre de films et d’évasions pour nous soulager !
    Mohamed MABROUK, Enseignant Chercheur à l’université à Tunis.

  2. adrien dit :

    Courir et vivre, c’est aller de l’avant. Pratiquer le sport, faire du trail ou du jogging entre amis quel que soit le temps dehors, c’est vivre et prendre plaisir.
    Partir à l’aventure, faire des raids ‘aventure et courir en montagne, c’est se libérer des contraintes et être libre.
    Voila pour moi la définition du sport et du sport d’aventure en particulier.

    http://www.ferei.fr

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