Que se cache-t-il derrière un chronomètre ?

Elle passe la ligne d’arrivée, se retourne, prend connaissance de son temps et lève les bras au ciel. Elle vient de gagner. Le temps s’arrête, elle savoure. Quelques minutes auparavant elle défiait ce même temps sur la piste. Le temps. Sans lui, il serait difficile, voir impossible, de départager les skieurs à l’arrivée. Le temps. Un outil-clé qui permet d’apprécier le spectacle et les prouesses des sportifs glissants. Derrière cet indicateur, une dizaine de personnes s’active dans l’ombre. Sans temps pas de compétitions. Sans les techniciens Longines de « Swiss Timing », pas de temps. Ils sont pourtant invisibles sur le circuit. Discrets, comme le matériel qu’ils installent sur les pistes de ski, ils sont répartis en plusieurs équipes sillonnant les stations du monde entier pour faire fonctionner les chronomètres sur les Coupes du monde de ski alpin, ski nordique et ski freestyle. Les techniciens foulent les neiges deux ou trois jours avant l’arrivée des compétiteurs. Le temps nécessaire à l’installation du dispositif.

Le chronomètre

Tous les temps sont transmis aux techniciens en temps réel. Ils sont entre six et huit par compétition. À Val d’Isère, pendant la Coupe du monde dames, ils avaient élu domicile dans un chalet en bordure de piste. Une fois installés, avec tout leur système informatique, une vue plongeante sur l’aire d’arrivée, les tableaux d’affichages et la cabane des commentateurs s’offrait à eux. Chacun à son poste, les techniciens ont un devoir de réactivité. À peine les coureurs ont-ils franchis la ligne d’arrivée que leur temps sont instantanément envoyés aux commentateurs et sur le site internet de la FIS (fédération international de ski). Les techniciens alimentent aussi les tableaux d’affichage dans l’aire d’arrivée.

Ce sont avant tout des passionnés. 200 jours par an, ils les passent loin de chez eux. Après la saison de ski, il y a celles d’athlétisme, de natation, de gymnastique, ou de sports équestres qui débutent. Au départ, les athlètes ne sont pas les mêmes, les techniciens Longines, si. Seuls les mois de mars-avril et de septembre-octobre ne sont pas occupés par des compétitions. Des périodes de vacances ? Surtout pas ! Ces moments creux offrent l’occasion de tester le nouveau matériel et de travailler sur le développement des produits. En ski, les conditions sont parfois extrêmes avec des températures pouvant atteindre jusqu’à -35°C. Les cellules et les batteries sont toutes testées au préalable pour éviter les incidents.

De temps en temps, quelques problèmes surviennent. Comme cette fois où un chien a passé la cellule d’arrivée. Ou bien cette autre fois, quand la banderole d’arrivée s’est envolée avant de déclencher cette même cellule. Les techniciens sont prêt à tout mais peu inquiets car tout leur dispositif est en double.

La course et le podium terminés, l’aire d’arrivée se vide. Compétiteurs et spectateurs ont déserté. Il ne reste plus aux techniciens qu’à tout débrancher, démonter, ranger et empaqueter.

Ce sont les techniciens qui installent et démontent les panneaux d’affichages

Les cellules sont toutes rangées dans des boites avant d’être transportées.

Méryll Boulangeat

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