« Ça griffe, ça pince, ça mord, ça pousse »

Léa Bachelier, membre de l’équipe de France de water-polo, licenciée à Nancy CP/LPWP

Léa Bachelier a 21 ans. Un âge où elle n’est pas encore obligée de choisir entre son sport et sa vie professionnelle. Pourtant, une fois son master de sociologie en poche, il faudra qu’elle se pose cette ultime question : « Est-ce que je peux continuer le water-polo ? ». Une question que toutes les Françaises qui pratiquent ce sport finissent par se poser un jour. Le jour où elles ont terminé leurs études et qu’elle doivent gagner leur vie. Aujourd’hui, une seule Française vit du water-polo. Pour les autres, difficile, voire impossible, d’imaginer être joueuse professionnelle, en France en tout cas. Léa bachelier, espère gagner quelques années de jeu : « Après mon master, je pense pouvoir continuer avec mon équipe si je me lance dans la rédaction d’une thèse. »

Comme la majorité des filles qui pratiquent cette discipline, Léa Bachelier n’est pas tombée dans le water-polo par hasard. On peut presque dire que le sport fait partie de l’ADN de la famille. « Ce n’est pas le genre de sport que l’on découvre à l’école ou à la télévision, raconte la jeune fille. Ma mère était une joueuse internationale. Elle a aussi fait partie de la première équipe féminine qui s’est montée à Nancy, la ville où je suis moi aussi licenciée. » Dans la famille Bachelier, il y aussi le papa, Christophe. « Il a aidé à monter le club de Nancy avant d’y devenir entraîneur. Aujourd’hui, c’est lui l’entraîneur du pole France ». Une équipe de France, dans laquelle Léa se retrouve et s’épanouit : « Nous sommes un bon petit groupe. Il y a très peu de filles en water-polo donc on se connaît toutes. Même si le week-end nous sommes en confrontation à travers nos clubs respectifs, on s’entend très bien. Le water-polo, c’est comme une grande bande de copains ! »

Léa Bachelier est capable d’occuper plusieurs postes. Polyvalente, elle joue aussi bien en pointe qu’en défense. CP/LPWP

Le week-end dernier, les meilleures équipes françaises s’étaient données rendez-vous pour la Coupe de la ligue. Contrairement aux Championnats de France, cette compétition ne dure qu’un week-end et se dispute sous la forme d’un tournoi. Léa et ses copines de Nancy ont pris la quatrième place de la compétition. Et comme à chaque fois, la jeune étudiante en sociologie en a profité pour se défouler : « Le water-polo, c’est aussi un sport de contact. » Sous l’eau les juges ne voient pas tout, ce qui laisse libre court aux petits coups les plus mesquins : « Ça griffe, ça pince, ça mord, ça pousse, ça s’arrache les maillots… C’est le sport qui veut ça et ça donne un petit enjeu en plus de se frotter à l’adversaire. C’est un peu un jeu dans le jeu. Même si franchement je ne suis pas comme ça dans la vraie vie et que je n’ai jamais donné un coup hors de l’eau, cette facette du jeu me plait. » Il reste à Léa Bachelier et ses copines encore quelques années de jeu avant de peut-être devoir tourner la page du water-polo. En attendant, elles s’entraînent, elles progressent avec en ligne de mire les Championnats d’Europe puis les Championnats du monde. Et pourquoi ne pas se laisser la chance de rêver fouler les bassins olympiques de Rio en 2016 ?

Méryll Boulangeat @Meryll_B

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Léa Bachelier CP/LPWP

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